Étiquette : Hélène Mallette

Les sirops LAB

Pour les bartenders du Lab, le comptoir-bar du Plateau- Mont-Royal, les cocktails sont de véritables oeuvres d’art tant dans leur présentation que dans leur façon de charmer et surprendre les papilles de ceux qui ont la chance de s’y tremper les lèvres. Le Lab propose désormais sa propre gamme de sirops québécois faits à base d’ingrédients 100 % naturels; épices exotiques, herbes, noix et fruits, tout ça sans agent de conservation ou colorant, pour réaliser nos propres cocktails à la maison.

Nous sommes tombés amoureux de ces sirops et avons eu la chance de les savourer à notre dernier lancement dans de charmants cocktails créatifs et raffinés surmontés, entre autres, de feuilles de basilic frais, de concombre et de lavande. Si vous n’étiez pas là, pas de panique, on vous donne les recettes!

Le Lab propose des sirops comme le Tikki 1930 pour s’agencer à vos préparations tropicales, le sirop BBQ tropical avec ses notes fumées, épicées et fruitées, l’Orgeade qui ajoute une touche douce et veloutée ou le Tonique artisanal aux notes florales et d’agrumes frais. Conçus et préparés de façon artisanale, les sirops Lab, au plaisir de tous, se prêtent tant aux cocktails qu’à la cuisine, en ajoutant une savoureuse complexité de saveurs aux mélanges pour une expérience gustative surprenante, unique et intense!

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L’IMPROVISTE
2 feuilles de basilic pilées
½ oz d’orgeade Lab
½ oz de jus de lime
2 oz de jus d’ananas
1 oz de vodka Sobievski
1 oz d’absinthe Absente 55

Garnitures:
Feuilles de basilic

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LE PROVENÇAL
1 trait de bitter de lavande
1 oz de jus de canneberge blanc
½ oz de sirop simple Lab
½ oz de vermouth blanc Dolin
1 ½ oz de gin Citadelle

Garnitures:
Tranches de concombre

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Maude Chauvin

Faire la pause avec les maillots Mimi Hammer

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Avec l’envie de prendre une pause qui nous tenaillait, Dînette s’est rendu dans un vrai petit coin de paradis dans les Cantons-de-l’Est pour relaxer, se rafraîchir et essayer les maillots de bain Mimi Hammer dont on avait tellement entendu parler; les petits nouveaux made in Québec qui ont fait grande figure à l’international au cours de la dernière année. Des maillots simples et féminins, aux lignes flatteuses, avec des motifs mignons et toujours le détail parfait pour ressortir du lot. Des maillots faits à la main dans lesquels on se sent tout de suite coquette et confiante.

Après une courte randonnée pédestre dans la luxuriante végétation du Paradis Sauvage Geronimo situé à Saint-Étienne-de-Bolton, on s’est arrêtés au pied d’une chute en cascades pour enfin vêtir nos maillots en toute tranquillité et explorer les différents racoins du paysage. Le calme, la paix, juste le son des oiseaux et des chutes qui caressaient nos oreilles. L’eau était claire et formait des petits bassins ici et là sur les différents paliers rocheux dans lesquels on pouvait se tremper le bout des orteils. Je ne sais pas si c’est à cause des chutes ou des maillots, mais on était bien. Vive les road trips.

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MIMIHAMMER.COM

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Mathieu Lachapelle

Sur le bord

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La route qui se déroule à l’infini, traversant l’immensité des différents paysages qu’on rencontre, truffée de petites pierres brillantes qui donnent à l’asphalte des allures d’épais foulard de velours noir serti de diamants. La musique, les cheveux qui virevoltent dans les airs, la main téméraire sortie de la fenêtre courant sur le vent, surfant des vagues imaginaires, le soleil qui s’installe doucement sur les jambes, les bras. Les road trips ont quelque chose de bien spécial. Comme si la liberté devenait soudainement accessible, comme si le temps s’arrêtait et que le moment présent devenait la seule chose qui existe. On s’écarte de tout ce qui peut nous ramener à la réalité, tenant bon à ce petit fil de bonheur simple et si fragile.

C’est connu, quand on vit des moments précieux, nos sens deviennent sensibles à tous les stimuli qui s’y heurtent. La musique révèle des mélodies qu’on n’avait jamais remarquées avant, l’air sent différent, tout ce qu’on regarde est soudainement plus beau et la bouffe est tellement plus savoureuse. On dénote les goûts les plus subtils, on prend le temps d’apprécier, de goûter, même si c’est un combo burger et frites. Maintenant, imaginez de cuisiner dans cette ambiance, en ne laissant jamais la réalité vous rattraper. Même pas celle de commander à l’auto. Comme si vous étiez caché pour un petit moment dans un monde parallèle. On vous propose 4 recettes qui vous permettront de cuisiner sur le bord. Sur le bord de quoi? De ce que vous voulez. Sur le bord de la route près d’un champ verdoyant, sur le bord d’un lac après une baignade spontanée dans un spot secret que vous venez tout juste de découvrir, sur le bord d’une table de pique-nique dans une halte routière, sur le bord d’un sentier en montagne sous le regard de la faune qui s’inviterait bien à votre table, sur le bord d’une chaloupe à la brunante. Bref, sur le bord. Armé de votre petit poêle au propane
et de quelques ingrédients que vous aurez préparés avant de partir, le monde s’offre à vous pour une bouffe digne de l’aventure qui se déguste pas mal n’importe où.

Truite à l’unilatérale, Zaatar, fleur d’ail, pistache, grenade

 


Moules au bacon, dijon et céleri

 


Pétoncle poêlé, ambre du Québec, chou de savoie et pomme et Contre-filet, oignons brûlés, champignons, romarin

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Mathieu Lachapelle

Montréal

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Armée de son iPhone 5s, Naomi Fontaine consacre son temps libre à explorer les rues et ruelles de Montréal pour en capturer l’essence, peu importe les saisons. Avec son compte Instagram @fleurde.lys consacré à l’étude de notre milieu urbain, elle nous fait découvrir Montréal, son monde, sous toutes ses coutures, mais toujours en présentant la ville comme un lieu presque féérique où se mêlent beauté, composition et jeu de lumière.

Il est parfois difficile de trouver le beau dans un amas de béton gris, qui dort là depuis des décennies à s’effriter au gré des tumultes météorologiques. Une chose est certaine, Naomi a ce talent de toujours trouver le bon angle, le bon plan pour en dégager quelque chose qu’on ne voyait pas auparavant. C’est comme si on regardait la ville fleurir, comme si on la sortait de son mutisme, comme si on la libérait. Elle nous parle la ville. Elle raconte des histoires. Il faut seulement savoir écouter.

Toujours debout
La mythique enseigne de Farine Five Roses, partie intégrante du paysage montréalais depuis 1948… Preuve indéniable et tangible du passé  industriel de Montréal, elle tient encore debout (pour l’instant), prête à accueillir fièrement toute âme qui entre sur l’île par le pont Champlain.
Elle est belle avec ses grosses lettres rouges qui font 15 pieds de haut. On parle d’elle partout à
l’étranger, elle se hisse lentement au fil des ans, au rang d’icône montréalaise. Elle nous salue la nuit, comme pour nous dire : « Oui, oui, ça va, je tiens le coup, je suis encore là ».

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Les cafés
Montréal regorge de petits cafés paisibles où il fait bon s’évader dans un bon livre, bavarder
avec une personne aimée ou se laisser absorber devant un ordinateur portable. Les cafés de quartier sont le point de repère préféré des amoureux de la ville. Effluves de grains de café grillés, vapeur dans l’air, bourdonnement de conversations discrètes, décoration souvent délicieusement atypique avec des meubles dépareillés, des matériaux recyclés et des oeuvres d’art inusitées. Les quartiers Rosemont, Villeray, Hochelaga, Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri, pour ne nommer qu’eux, nous enchantent avec leurs cafés accueillants où la culture Montréalaise est toujours au rendez-vous.

Un paysage qui évolue
Avec le temps, l’oeil devient si habitué à croiser les mêmes paysages, qu’on finit par ne plus les remarquer. On devient désensibilisé par cette splendeur. Toutes ces années, ces siècles à se construire, à se peaufiner, à se forger une identité. Mais ils sont toujours là, les paysages. Il ne suffit que de regarder. Quand on s’y attarde, toute une myriade de lignes, de formes et de couleurs s’unit devant nos yeux et redessine les paysages sous le signe de la beauté. Nous sommes entourés par le beau, et ça, Naomi le voit.

Les maisons
Même les devantures de maison se sont passé le mot pour garder la marque du passage du temps dans leurs briques. Témoins du siècle dernier et parfois même plus, ces maisons ont accueilli, au fil des années, de nombreuses familles, ont vu des mariages, des naissances, des peines d’amour, des baisers en secret sous la pluie, des enfants jouer dans la neige, ont connu l’époque des calèches et des chevaux, des premières voitures à moteur qui sillonnaient les rues, ont survécu aux orages, ont vu des feux d’artifice, des déménagements, l’arrivée des vacances, la misère, la Première Guerre, la Deuxième, le hockey, la télévision, le bonheur, la vie. Et elles sont encore là, solides et majestueuses avec leurs murs de pierre, leurs portes de bois et leurs escaliers. C’est fascinant de savoir qu’elles détiennent toutes une partie de l’histoire de Montréal entre leurs murs.

Naomi Fontaine, tel un chevalier des temps modernes, défend et propage avec fierté sa perception de Montréal, elle nous imprègne de cette richesse urbaine, contribuant elle aussi à l’immortalisation de sa beauté. Montréal, ça ne s’explique pas, ça ne se visite pas, ça se vit.

@FLEURDE.LYS

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Naomi Fontaine, @fleurde.lys

 

L’importance des choses importantes

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La majorité du monde que je connais aurait viré sul’ top de partir en voyage dans les déserts américains. Mais moi je partais seule et je filais pas grosse dans mes shorts. J’étais fébrile, j’avais tellement hâte, mais j’avais aussi peur.

Et le matin où j’ai franchi le seuil de ma maison pour me rendre à l’aéroport, j’ai eu BEAUCOUP peur. Peur de me faire kidnapper, peur de m’étouffer sur une bouchée de quelque chose et que personne soit là pour me faire la manœuvre de Heimlich, peur de faire un arrêt cardiaque en plein désert, une péritonite en plein vol, une labyrinthite aiguë au volant, une pierre au rein dans le fin fond d’un canyon. Ce qui me faisait encore plus peur? Les scorpions. Les maudits scorpions.

J’avais déjà fait un road trip du genre avec Mathieu v’là dix ans, aux mêmes endroits et je n’avais jamais eu peur des scorpions. J’étais trop occupée à m’inquiéter des serpents, des coyotes et d’une potentielle visite extraterrestre en pleine nuit dans le désert de Taos. Mais cette fois, toutes mes anxiétés s’étaient jumelées ensemble pour se matérialiser en scorpion. Si tu t’étais promené dans mon historique Google, t’aurais pu y lire Are there scorpions in Arizona?, Are there scorpions in Utah?, What to do if I get stung by a scorpion?. J’avais même pris soin de me promener sur un forum avec 99 histoires de piqûres de scorpions – je les ai toutes lues. Je peux même te dire quelle espèce est la plus mortelle aux États-Unis (Bark Scorpions), les symptômes, et surtout, quoi faire en cas de piqûre (juste de même, pour les prévoyants : il faut prendre des Bénadryl et se rendre à l’hôpital au PC).

Malgré tout, j’avais envie de sentir le soleil sur ma peau, d’avancer sur des milliers de kilomètres désertiques comme dans les films, de rejouer les mêmes albums jusqu’à ce que je me souvienne de toutes les paroles, de regarder les étoiles couchée sur le dos, mais surtout, d’explorer les choses à mon rythme, suivre mes envies et surtout mon instinct.

C’est avec les mains moites, les yeux un peu mouillés et les poches pleines de bisous de ma petite famille que je me suis pitchée dans le vide. Pour vivre. Vivre des choses, des émotions, vivre le vide et le sentiment paradoxal que rien ne pouvait m’atteindre. Faire de la route jusqu’à l’écoeurantite aiguë, m’asseoir longtemps sur le bord d’un gros caillou rouge mesurant des kilomètres de long et assez haut pour se tuer si t’es cave et que tu fais pas attention. C’est ça aussi, le vide. J’avais les deux pieds dedans. Rien ne te rend plus humble que de réellement comprendre à quel point t’es petit et que tout ce qui t’entoure, cette immensité, est là depuis des millions d’années. Que si tu glisses, tu meurs, pis c’est toute. Que tout va continuer pareil même si tu te fracasses les 206 os en bas du ravin. Ça faisait un peu peur. Mais j’étais bien. Le vide. Une poignée de touristes avec des selfie sticks et deux hippies qui jouent de la flûte de pan au coucher du soleil, OK, mais le vide quand même.

Je suis partie de Montréal pour me rendre à Denver en avion. J’ai peur de l’avion. J’ai peur de paniquer et de virer folle à un point tel qu’on ait besoin de me piquer par derrière avec une seringue de calmants dans la jugulaire, j’ai peur d’avoir mal au cœur et de vomir (j’ai la phobie de vomir by the way), peur qu’un vulgaire ballon à l’hélium se pogne dans une des turbines et que l’avion saute, peur que l’avion s’écrase, que les deux pilotes tombent dans les pommes en même temps et que je doive conduire l’avion moi-même, peur que le gilet de sauvetage en dessous de mon banc (que j’ai touché avant le décollage pour être certaine qu’il soit bien là) soit défectueux ou soit genre de format XXL et qu’il glisse par-dessus mon corps pour me laisser sombrer au fond de l’océan comme une vieille crotte.

J’ai décollé en catastrophe parce que le pont Champlain était fermé et que je suis arrivée en retard. J’ai juste eu le temps de m’acheter mon traditionnel nécessaire à vol d’avion (bretzels, M&M’s, bouteille d’eau pétillante) et j’ai pris le vol AC7705 en direction de Denver. Le plan : passer deux jours à Denver et louer un VUS pour faire la route qui traverse un des plus beaux paysages du monde, le désert qui traverse l’Utah, l’Arizona et le Nevada pour me rentre tranquillement à Las Vegas, où Mathieu venait me rejoindre. Pas pire plan, quand même.

Je dois avouer que mes premières heures en sol américain ont été imprégnées d’un drôle de sentiment. C’était ben weird. Être toute seule. J’adore être toute seule, mais là j’étais vraiment toute seule. Et surtout, je pouvais décider de TOUT. Des activités, de comment j’allais occuper mon temps, de ce que j’allais manger, à quelle heure j’allais me lever. VERTIGE. Je marchais dans les rues de Denver en m’efforçant de regarder ce qui m’entourait plutôt que de regarder par terre. Ça fait déjà un bout de temps que je me suis rendu compte de ça; je regarde toujours par terre quand je marche. Et en vélo aussi. Ça donne mal au cœur. Mais moi je suis toujours occupée à regarder autre chose. C’est comme si mon cerveau voulait analyser tous les dangers potentiels qui pourraient se trouver sur ma route : crachat, caca de chien, vitre cassée, cornet renversé, gomme fondue, clou rouillé pointé vers le haut, gouttes de sang, flaque de vomi, rigole de pipi et seringue souillée. Je travaillais fort pour regarder les bâtiments, les gens, partout. Cette pratique franchement ardue a tôt fait de m’envoyer, comme une catin pas de tonus, les deux genoux sur l’asphalte, direct en avant d’une terrasse bondée. Débarque humiliante. J’avais pas vu que le trottoir finissait là. Ben coudonc.

Je me suis plantée. J’ai perdu l’équilibre, un peu, devant le néant. J’ai perdu mes repères, perdu le contrôle. Pis c’était pas grave. Ça m’a pris ça pour comprendre l’importance de l’équilibre. Pas juste sur mes deux jambes ou d’une bonne gestion du regard – un peu en avant, un peu à gauche, un peu à droite, t’sé, le gros bon sens, là – l’équilibre tout court. Ça allait me servir, ça.

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Texte : Hélène Mallette
Photo :  Mathieu Lachapelle

Fromages d’ici partout même en camping

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La tente. Le feu. Le Off. Le sable dans la vaisselle en carton. Les fourmis dans le sac de pain tranché. L’eau dans la glacière. Les guimauves. Les hot-dogs. Et les fromages, eux? On pense jamais d’apporter des fromages en camping. Pourtant, ils se prêtent vraiment bien à ce mode de vie éphémère et sauvage (ou pas) qui fait tellement décrocher du quotidien, du travail. On dirait que personne n’y pense. Pourtant c’est pas compliqué de les cuisiner… et tellement bon! Surtout quand on cuisine les fromages de chez nous. À cuisiner en jogging et en gougounes, sur un feu de camp ou un petit poêle au propane, les fromages d’ici sont tout aussi fascinants à découvrir que les les coins de la province d’où ils viennent.

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Mathieu Lachapelle

Bouffe en gang chez Les fillettes

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texte: Hélène Mallette
photos: Jean-Michael Séminaro

Un verre à la main, la musique dans le tapis, l’équipe de Dînette s’est retrouvée dans l’ambiance d’une grande fête avec une bande de chefs et amis de longue date, oeuvrant tous dans le milieu de la restauration, pour un souper digne des rois.

Jean-Sébastien Thomas, chef et copropriétaire du traiteur et food truck Pas d’cochon dans mon salon, a gracieusement tenu la « réception » dans son propre restaurant, Les fillettes, sur la rue Van Horne à Montréal, alors que celui-ci était fermé pour la journée. L’équipe de chefs était composée de Jean-Sébastien, bien évidemment, de Maxime Gagné, enseignant à l’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal, ainsi que de Rémy Couture, propriétaire de la fameuse pâtisserie Crémy et du food truck Crémy mobile. Sans oublier Marie-Ève Collin, notre chef de Dînette qui a merveilleusement orchestré cette mémorable journée : « On a souvent fait des soupers comme ça, où on fait juste acheter plein de trucs et après on « brainstorme » sur ce qu’on va faire avec nos trouvailles. On prépare tout ça ensemble, c’est très festif ! Je suis contente de faire un de ces soupers là aujourd’hui, ça faisait longtemps qu’on avait fait ça! »

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Le marché
Nous nous sommes tous rencontrés au marché Jean-Talon par un dimanche matin achalandé où régnait déjà une ambiance de fête, où erraient les magasiniers d’étal en étal pour découvrir les toutes dernières merveilles que dame nature avait à proposer. Les chefs se sont rapidement affairés à rassembler les ingrédients dont ils auraient besoin pour le souper en gang. La besogne semblait laborieuse malgré le nombre de têtes impliquées… Rémy nous a avertis en riant : « Ça va être long, on vient de lâcher une gang de chefs en congé qui tripent sur la bouffe dans le paradis des produits frais… on vient de les perdre! » Ils ont toutefois réussi à conserver un certain objectif puisqu’ils sont revenus avec des victuailles toutes plus alléchantes les unes que les autres : des bleuets, des tomates Heirloom, du yogourt de brebis, du miel de châtaigner, des haricots romano rosés, des pêches blanches, des herbes…

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La préparation
De retour au resto, les chefs se sont préparé un Apérol spritz, un cocktail typiquement italien parfumé à l’orange et ont littéralement mis la main à la pâte. Alors que Jean-Sébastien s’affairait à cuire des maïs et à dénoyauter ses pêches blanches, Maxime râpait du fromage et coupait ses tomates, Marie-Ève découpait la pieuvre en morceaux et Rémy préparait sa fameuse tarte aux bleuets.. Alors que tout le monde s’affairait, quelqu’un a mis de la musique et on pouvait entendre Light My Fire des Doors résonner partout dans le restaurant. C’était très à propos, étant donné les fourneaux qui réchauffaient la cuisine. Il régnait une ambiance de party chez Les fillettes, où les blagues venaient au pied cube, où les accolades, les rires et les anecdotes se perdaient dans la musique qui jouait fort. Côté playlist, tout y est passé : de Sublime à Dire Straits en passant par Oxmo Puccino. Les gars se racontaient des anecdotes, riaient plus, riaient fort. Ils se narguaient avec complicité, comme les vieux amis savent si bien le faire. À certains moments, on avait l’impression d’être dans le vestiaire d’une équipe de hockey de gamins. On appréciait le moment présent et c’est là qu’on a compris toute l’essence de la bouffe en gang. On a assisté à tout un spectacle et c’était vraiment un privilège de se retrouver à cet endroit, à ce moment-là.

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Le festin
À la fin de la longue journée de préparation, les copines et amis des chefs se sont joints au groupe pour déguster le repas, ou plutôt le festin, qui ornait la table : tarte fine aux tomates heirloom, fromage et saucisson, pieuvre grillée accompagnée de pêches blanches, longe de porc farcie à la viande de keftas (boulettes marocaines épicées) en croûte de pistaches avec légumes de saison. Sans oublier les délicieuses tartes aux bleuets de Rémy, servie avec de grosses cuillérées de yogourt de brebis, du miel de châtaignier et des feuilles de menthe sur le dessus.

Les invités spéciaux
Juste à temps pour le festin, deux autres amis proches de l’équipe du restaurant Les fillettes, eux aussi oeuvrant dans le monde de la restauration, se sont joints à la table des convives pour partager ce merveilleux moment : Marc- Alexandre Mercier (t-shirt gris) chef et copropriétaire du restaurant Hotel Herman et Maxim Vadnais (chemise blanche) du restaurant Leméac. Frédéric Ouellette (t-shirt noir), un des sommeliers du restaurant Les fillettes, a débouché de nombreuses bouteilles lors de la journée et a préparé des cocktails recherchés tel que son excellent mojito parfumé au sirop de violette. Quand est venue l’heure du souper, il a su jumeler tous les plats avec des vins qui rehaussaient encore plus les saveurs.

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Un bon moment
C’était vraiment rafraîchissant de voir des chefs assis à table, à apprécier un repas. D’habitude, on les voit toujours dans la cuisine, passionnés, à courir partout, à assaisonner ceci, à retourner cela. Là, ils étaient sereins, comblés, ils appréciaient, commentaient, échangeaient et décrivaient tous ces mets aux saveurs renversantes.

Jonathan Roberge

jonathanroberge-sliderTexte : Hélène Mallette
Photo : Jimmi Francoeur

Conteur, humoriste, réalisateur, rédacteur, auteur, comédien, idéateur et improvisateur, Jonathan Roberge a décidément la fibre créative. Au fil des dernières années, il a amassé de nombreux prix et nominations pour ses multiples projets qui ne cessent de charmer le public, ici et en France. Pour n’en citer que quelques-uns, on le connaît notamment pour ses spectacles d’humour et ses séries web, dont Contrat d’gars et Fiston, des séries qu’il a coécrites, réalisées et interprétées. En 2014, Fiston lui a valu un Olivier pour la Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias – humour, variétés. Mais qu’est-ce que ça mange en hiver un humain aussi productif? Dinette s’est entretenu avec lui pour connaître ses habitudes et ses secrets de cuisine! Et comme nous nous y attendions… il aurait pu faire un spectacle d’humour juste avec ses réponses!

CE QUE TU MANGES LE PLUS SUR LES PLATEAUX DE TOURNAGE?
Je mange plutôt bien en tournage, car les journées sont très longues. J’ai arrêté de piger dans la cantine comme je le faisais à mes débuts. C’est rare que ce qui traîne sur les plateaux est bon pour la santé. Question d’avoir de l’énergie, je mange une barre protéinée pis une petite salade et je bois une grosse quantité d’eau! Ça paraît pas dans ma shape, mais je mange bien… en tournage!

CE QU’ON RETROUVE A MANGER DANS TA LOGE AVANT UN SPECTACLE?
Ishhh… Ici ça se gâte, je suis une bibitte à sucre avant les shows! Juste avant de monter sur scène j’ai ma routine. Je m’envoie une demie canette de Coke que je partage avec le gars de son Mathieu, deux-trois carrés de chocolat noir et au moins une orange ou clémentine. Je mange rarement un repas lourd avant le show sinon je m’endors pis j’ai mal au ventre.

LE PREMIER TRUC QUE TU AS APPRIS A CUISINER?
Des tomates farcies! La première belle affaire que j’ai faite quand j’ai reçu mes parents à souper pour la première fois… J’avais mis ça dans une assiette carrée pis toute… Mon père avait détesté. Je lui avais fait cuire une pizza congelée durant la soirée, parce qu’il avait faim. Ha! Ha! Ha!

INGRÉDIENT QUE TU AIMES METTRE DANS TOUT?
De la coriandre! Ma copine est plus capable… Il y a bien juste sur mes toasts le matin que j’en mets pas… Tiens, c’est pas fou ça… M’a l’essayer.

TON LIVRE DE RECETTES PRÉFÉRÉ?
Dans mon premier appartement j’avais le livre Recettes et menu santé de Michel Montignac, j’ai commencé à cuisiner avec ce livre de façon régulière! C’était mes premiers repas et je savais même pas que c’était un régime! Ha! Ha! Ha! J’ai perdu beaucoup de poids! Ma mère pensait que je me nourrissais mal, mais je mangeais juste très bien.

TA MUSIQUE POUR CUISINER?
C’est une playlist dans mon iPhone qui s’appelle : Souper. Avec des bands tels que : The Black Angels, Cuff the Duke, Les sœurs Boulay, Dany Placard, Edith Piaf, Jacques Brel, Goran Bregovic, pis des bands des Roaring Twenties. Oui, j’écoute plusieurs styles de musique!

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La suite à lire dans le prochain numéro, en kiosque le 12 novembre.
Abonnez-vous ou pré-commandez le premier numéro dès maintenant.

Barrasso casse la croûte

barasso-sliderTexte : Hélène Mallette
Photos : Thierry Lacasse

Gros soleil, 32 degrés, le bruit de la distorsion résonne aux quatre coins de Drummondville alors que le festival Rockaganza! balance aux citoyens et autres curieux de la région un festival de musique alternative qui en est à sa deuxième édition. Dinette s’est rendu au Terrain de La piaule, en plein cœur de la ville, pour pique-niquer avec le groupe rock montréalais Barrasso. Composé de Jonathan Beauregard, chanteur et guitariste, Étienne Beaupré et Thierry Bourgault d’Amico, tous deux guitaristes, Francis Paquette à la batterie, et du bassiste Louis-Simon Bastien, Barrasso est un de ces groupes qui décapent, aux mélodies énergiques qui vont droit au but. Avec son album Des X, des croix, des pointillés tout frais sorti des presses, Barrasso a mis la pédale au tapis et a complètement ébloui les festivaliers agglutinés devant la scène. Les membres de la formation se sont donnés corps et âme devant eux. Juste avant de monter sur scène, les gars sont venus manger de gros sandwichs avec nous, que chacun montait à son goût, question de faire le plein d’énergie pour leur prestation.

QUI DIT PIQUE-NIQUE DE BAND, DIT SYSTEME D.
Avec un petit coin de pelouse pour relaxer, un ampli de guitare en guise de buffet et un rebord de porte de garage d’entrepôt pour faire office de comptoir-lunch, le contenu du pique-nique, lui, était loin d’être laissé au hasard. Il y avait de la viande à profusion (saucisson, calabrese, prosciutto, jambon blanc, rillettes de canard) étant donné la précision apportée par Thierry : « Nous, on est des vrais carnivores! ». Il y avait également du fromage suisse, du brie, du confit d’oignon, et du bon pain que nous avions pris, plus tôt le matin, à la boulangerie chez Guillaume sur St-Laurent à Montréal, où on a pu repartir avec quelques délicieuses baguettes bien craquantes et la plus grosse miche de tous les temps. Tout ça agrémenté de moutarde de Dijon, de cornichons, d’olives et de chips. C’est très important les chips!

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Le sandwich bass drum
Pain miche géante
Saucisson
Calabrese
Prosciutto
Jambon blanc
Confit d’oignons
Roquette
Moutarde de Dijon
Fromage suisse
Cornichons

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Chacun s’est fait un sandwich à son goût, Louis-Simon, lui, a TOUT mis ce qu’il y avait, avec des chips sur le dessus (pas sur la photo), pour ajouter, comme il dit : « …de la légèreté et du croustillant ».

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