NovaMercury : l’art du macramé

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Parfois, ce sont les idées, en apparence anodines, qui donnent naissance aux projets les plus incroyables. Parlez-en à Jen Duffin, l’artisane derrière NovaMercury. Au départ, quand elle s’est mise au macramé, c’était par simple intérêt personnel, l’envie un matin de se confectionner des jardinières suspendues. Deux ans et un nombre incalculable de nœuds plus tard, la voilà qui gère sa propre petite entreprise d’artisanat. Elle donne même régulièrement des ateliers d’initiation à ceux qui s’intéressent à son art. Pas mal, pour quelqu’un qui a tout appris d’elle-même.

Ce qui l’inspire? Ses enfants, assurément. D’ailleurs, la petite Nova a aussi donné son nom à l’entreprise. Âgée de deux ans, elle a grandi en même temps que NovaMercury et vadrouille maintenant entre les jambes de sa mère quand celle-ci s’affaire. « Mes enfants me poussent constamment à être une meilleure artiste », affirme Jen avant d’ajouter « mais dernièrement, la couleur m’inspire énormément. J’aime beaucoup expérimenter de ce côté ».

Si le blanc domine dans les œuvres de NovaMercury, c’est qu’il s’agit de la couleur naturelle du coton qu’elle utilise. C’est aussi un ton neutre qui complète facilement les décors. Pourtant, Jen n’a pas peur de jouer avec les chromatismes quand elle confectionne ses pièces. Des jardinières aux couleurs guillerettes aux créations suspendues se déclinant en nuances pastel, les œuvres arborent des teintes harmonieuses, tout en douceur.

« Mon processus créatif en macramé est très spontané », affirme-t-elle avant d’expliquer qu’elle décide rarement d’avance ce qu’elle prévoit créer. Une grande partie des projets qu’elle réalise est d’ailleurs faite sur mesure et se développe en fonction des demandes des clients et de son inspiration quotidienne. La beauté de son art, c’est qu’il varie non seulement selon des teintes, mais aussi des textures et des matériaux utilisés.

Dans son appartement à Montréal, Jen s’est taillé un petit coin de travail tranquille au milieu d’une ribambelle de plantes. Artiste dans l’âme, elle n’en revient pas de la chance qu’elle a de pouvoir faire au quotidien un métier créatif qui l’inspire. Surtout, une job réconfortante pour le corps et l’esprit, car faire du macramé est une activité qui l’apaise autant qu’elle la motive. « Je suis atteinte de fibromyalgie. Comme je souffre de fatigue et de douleurs chroniques, je suis reconnaissante d’exercer une profession qui me permet d’échanger et de connecter avec des gens de partout sur le monde, tout en travaillant depuis chez moi. »

Jour après jour, elle entremêle les fils pour créer des œuvres uniques et pleines de personnalité. Douces, élégantes et délicates, ses créations habillent les murs d’une touche de couleur qui parvient à égayer même les journées les plus grises.

Texte : Camille Domon
Photos : Jen Duffin

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