Lebicar

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lebicar-sliderjpgTexte : Sylvain Martet
Photos : Thierry Lacasse

Le temps de ce dimanche d’août est magnifique, idéal pour profiter d’une cour extérieure en chillant avec des amis. De loin, on aurait presque l’impression que c’est l’activité qu’a choisie David, alias Lebicar, mais non les petits potes, ça bosse ici, preuve en sont ses mains pleines de peinture. David est à l’œuvre sur une murale de plusieurs pieds de haut aujourd’hui. Autour, ça déconne. Il faut dire que le restaurant qui héberge son travail du moment fête ses quatre ans. Les enceintes crachent du rap, des bières pleines succèdent aux vides, des shooters de whisky se boivent directement à la bouteille… Lebicar m’accorde du temps avant d’aller apporter la touche finale à sa pièce extérieure qui vient compléter des panneaux à l’intérieur du restaurant.

DAVID, COMMENT TOUT ÇA  A COMMENCE?
L’engouement autour du dessin s’est développé parce que j’ai fait du montage de vidéos de skate dans mon adolescence, et à travers ça j’ai fait de l’animation, donc beaucoup de 2D. J’ai commencé à dessiner, à former ma plume à travers ça. Pis quand j’suis arrivé en ville y’a quatre ans j’ai évolué dans un milieu plus culturel et de fil en aiguille j’ai commencé à rendre ça davantage public et le monde a accroché à mon style.

Ç’A L’AIR SIMPLE DIT COMME ÇA!
C’est niaiseux mais ça marche en respectant le coup de crayon que j’ai tout le temps eu. Au début c’étaient des gribouillis de coin de feuille, pis à force de les peaufiner et de les rendre de plus en plus sérieux – même si j’me prends pas du tout au sérieux (rires) – à force de mettre de l’énergie derrière, de pousser la machine, le feedback était bon. Fait que j’me suis dit, pourquoi pas en faire un sideline, pourquoi pas en faire une carrière.

ON TE RETROUVE DANS DE PLUS EN PLUS DE CAFES ET DE RESTAURANTS ICI, MEME SI T’ES ENCORE TRES LIE A LA SCENE DU SKATE. T’AS DECIDE DE TE TOURNER VERS CES LIEUX OU ÇA SE FAIT NATURELLEMENT?
Moi j’force pas les choses. J’suis capable d’aller voir quelqu’un dans un restaurant pis y dire que c’était vraiment bon, c’était vraiment cool, pis y aller une deuxième fois, une troisième fois, pis jaser. Sans faire de pitch de PR sans fin pis être trop chiant en donnant mes cartes d’affaires, parce que je crois pas en ça pantoute. J’réussis à me faire un réseau par des amis et ça aboutit qu’une part des places où je travaille c’est dans le milieu de la bouffe.

JUSTEMENT, PARLONS MANGER!
J’ai un profond intérêt pour la bouffe en général, c’est ben rare que je passe une semaine sans me payer une bonne bouffe. Avec ma blonde, on s’est aperçus qu’on devient de plus en plus… Comment dire… Je sais quand c’est mal fait ou quand c’est…

T’ES DEVENU UN FOODIE?
Ouais, c’est ça mais j’veux pas le dire (rires). Non, j’suis pas un chialeux, tant que c’est fait avec effort et amour, normalement je prends mon pied pis j’suis heureux. Quand c’est trop fait avec le doigt en l’air et que ça vaut pas ce qui est annoncé, j’ai plus de difficulté.

La suite à lire dans le prochain numéro, en kiosque le 12 novembre.
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