Catégorie : Photoreportage

Montréal

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Armée de son iPhone 5s, Naomi Fontaine consacre son temps libre à explorer les rues et ruelles de Montréal pour en capturer l’essence, peu importe les saisons. Avec son compte Instagram @fleurde.lys consacré à l’étude de notre milieu urbain, elle nous fait découvrir Montréal, son monde, sous toutes ses coutures, mais toujours en présentant la ville comme un lieu presque féérique où se mêlent beauté, composition et jeu de lumière.

Il est parfois difficile de trouver le beau dans un amas de béton gris, qui dort là depuis des décennies à s’effriter au gré des tumultes météorologiques. Une chose est certaine, Naomi a ce talent de toujours trouver le bon angle, le bon plan pour en dégager quelque chose qu’on ne voyait pas auparavant. C’est comme si on regardait la ville fleurir, comme si on la sortait de son mutisme, comme si on la libérait. Elle nous parle la ville. Elle raconte des histoires. Il faut seulement savoir écouter.

Toujours debout
La mythique enseigne de Farine Five Roses, partie intégrante du paysage montréalais depuis 1948… Preuve indéniable et tangible du passé  industriel de Montréal, elle tient encore debout (pour l’instant), prête à accueillir fièrement toute âme qui entre sur l’île par le pont Champlain.
Elle est belle avec ses grosses lettres rouges qui font 15 pieds de haut. On parle d’elle partout à
l’étranger, elle se hisse lentement au fil des ans, au rang d’icône montréalaise. Elle nous salue la nuit, comme pour nous dire : « Oui, oui, ça va, je tiens le coup, je suis encore là ».

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Les cafés
Montréal regorge de petits cafés paisibles où il fait bon s’évader dans un bon livre, bavarder
avec une personne aimée ou se laisser absorber devant un ordinateur portable. Les cafés de quartier sont le point de repère préféré des amoureux de la ville. Effluves de grains de café grillés, vapeur dans l’air, bourdonnement de conversations discrètes, décoration souvent délicieusement atypique avec des meubles dépareillés, des matériaux recyclés et des oeuvres d’art inusitées. Les quartiers Rosemont, Villeray, Hochelaga, Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri, pour ne nommer qu’eux, nous enchantent avec leurs cafés accueillants où la culture Montréalaise est toujours au rendez-vous.

Un paysage qui évolue
Avec le temps, l’oeil devient si habitué à croiser les mêmes paysages, qu’on finit par ne plus les remarquer. On devient désensibilisé par cette splendeur. Toutes ces années, ces siècles à se construire, à se peaufiner, à se forger une identité. Mais ils sont toujours là, les paysages. Il ne suffit que de regarder. Quand on s’y attarde, toute une myriade de lignes, de formes et de couleurs s’unit devant nos yeux et redessine les paysages sous le signe de la beauté. Nous sommes entourés par le beau, et ça, Naomi le voit.

Les maisons
Même les devantures de maison se sont passé le mot pour garder la marque du passage du temps dans leurs briques. Témoins du siècle dernier et parfois même plus, ces maisons ont accueilli, au fil des années, de nombreuses familles, ont vu des mariages, des naissances, des peines d’amour, des baisers en secret sous la pluie, des enfants jouer dans la neige, ont connu l’époque des calèches et des chevaux, des premières voitures à moteur qui sillonnaient les rues, ont survécu aux orages, ont vu des feux d’artifice, des déménagements, l’arrivée des vacances, la misère, la Première Guerre, la Deuxième, le hockey, la télévision, le bonheur, la vie. Et elles sont encore là, solides et majestueuses avec leurs murs de pierre, leurs portes de bois et leurs escaliers. C’est fascinant de savoir qu’elles détiennent toutes une partie de l’histoire de Montréal entre leurs murs.

Naomi Fontaine, tel un chevalier des temps modernes, défend et propage avec fierté sa perception de Montréal, elle nous imprègne de cette richesse urbaine, contribuant elle aussi à l’immortalisation de sa beauté. Montréal, ça ne s’explique pas, ça ne se visite pas, ça se vit.

@FLEURDE.LYS

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Naomi Fontaine, @fleurde.lys

 

Pagayer parmi les géants

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Il y a des endroits et des moments qui nous font sentir tout petits, qui nous rappellent à quel point l’homme est une simple particule dans un gigantesque écosystème. Des endroits et des moments qui nous remettent à notre place avec une bonne dose d’humilité. Des endroits fiers et droits qui s’érigent sur des centaines de mètres depuis des millénaires et des moments paisibles et simples qui nous permettent d’y vivre l’instant de notre court passage.

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Le paradis
Le parc des Hautes-Gorges est notre version abrégée et québécoise du parc national Yosemite en Californie. Un parc rempli de montagnes escarpées avec ses arbres aux mille teintes de vert. Un espace grandiose où la rivière a tracé sa route entre les montagnes afin qu’elles puissent l’observer du haut du ciel. Des chutes interminables nous laissent supposer la présence de lacs vertigineux cachés dans les plus hauts sommets. Le parc des Hautes-Gorges est un bijou imprenable.

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Nous avons pagayé les yeux grands ouverts à l’intérieur des gorges les quelques vingt kilomètres praticables entre le barrage et les rapides. Nous avons remonté tranquillement les dix premiers de la Rivière Malbaie en se plaisant à travailler contre le courant. On ne défie pas une rivière, on l’affronte. Nous avons donc travaillé à y faire glisser le canot au meilleur de sa puissance, en harmonisant nos mouvements, notre équilibre. Outre un couple de pêcheurs et deux jeunes canoteurs énergiques, nous étions complètement seuls dans ce coin de paradis

À mi-chemin, nous nous sommes arrê-tés l’instant de se revigorer par quelques vivres légers, mais efficaces; salade de fraises, légumes et bonbons de saumon fumé. Pour une raison inexplicable, tout est meilleur dans le bois. Les couleurs sont plus brillantes, les sons plus perçants, les odeurs se multiplient et peu importe ce que tu manges, c’est toujours la bouffe de ta vie. J’imagine que tous nos sens se redressent et deviennent des éponges, des capteurs ultra-sensibles. Peut-être est-ce l’espace ou le grand air si pur qui altère moins notre perception? Rendus au plus haut point de notre route sur la rivière, alors que la majorité des efforts étaient donnés, nous avons réalisé le manque flagrant de bières froides dans le canot… Élixir rêvé, resté en plan sur la banquette arrière de l’auto. Nous nous y consolerons plus tard. Pour l’instant, le paysage pallie amplement cette carence.

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Les montagnes agissent comme de grandes barrières à travers la rivière sinueuse. Impossible de ne pas faire le trajet jusqu’au bout, chaque courbe incite à voir davantage. Il faut découvrir ce qui se cache plus loin et à chaque détour, le paysage s’amplifie, exulte, explose, nous laissant sans mot.

Si l’on fait une liste exhaustive de la faune que l’on a pu observer, nous comptons au final une dizaine de castors, un ours noir, un porc-épic, une marmotte et des milliers d’oiseaux nous observant au passage. En espérant ne pas avoir dérangé personne, nous nous laissons porter par le courant vers notre point initial sur les dix derniers kilomètres de notre course. Le sillage du canot est la seule preuve de notre bref passage.

Le retour en auto est silencieux, nos nuques sont dorées et nos esprits débordent d’intangible. Les poumons rassasiés et les yeux immenses, nos corps s’éloignent des montagnes, satisfaits et épuisés. Comme quoi la forêt et ses géants nous font grandir en nous faisant sentir si petits. La nature récompense les braves.

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abitibico.ca

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Texte: J-D Petit et P-O Forest-Hivon, Abitibi&Co
Photos: Jean-Daniel Petit
Drone: Benjamin Rochette

Fondue au fromage en forêt

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Une météo clémente, la neige qui commence à fondre, une flasque bien remplie et des amis ; tous les éléments pour une randonnée relaxe étaient rassemblés. Avec la fumée du feu qui embaume les manteaux et les cheveux, c’était le moment parfait pour sortir les fromages et la bière qui allaient servir à la préparation d’une fondue sans prétention, au cœur de la forêt. Bien que cette recette demande un peu plus de préparation que d’ouvrir un sachet de fondue au fromage du marché, au final, le temps pour la préparer a été le même. Pas si mal pour la meilleure recette de fondue de tous les temps. Cuit sur une braise encore rouge, ce riche et très savoureux mélange de fromages et de bière blonde s’est avéré le clou de la randonnée.

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Thierry Lacasse

Lancement Dînette 006 au Marché des Éclusiers

Le lancement du Dînette 006 avait lieu au Marché des Éclusiers. Un lancement dans une ambiance relaxe à saveur rurale. Mathieu Lachapelle, éditeur en chef du magazine, a pris la parole pour souligner la première année de la mise en kiosque du magazine Dînette et a présenté en grande primeur une capsule vidéo qui sera lancée prochainement sur le web.

Photos : Sarah Mongeau-Birkett

Barrasso casse la croûte

barasso-sliderTexte : Hélène Mallette
Photos : Thierry Lacasse

Gros soleil, 32 degrés, le bruit de la distorsion résonne aux quatre coins de Drummondville alors que le festival Rockaganza! balance aux citoyens et autres curieux de la région un festival de musique alternative qui en est à sa deuxième édition. Dinette s’est rendu au Terrain de La piaule, en plein cœur de la ville, pour pique-niquer avec le groupe rock montréalais Barrasso. Composé de Jonathan Beauregard, chanteur et guitariste, Étienne Beaupré et Thierry Bourgault d’Amico, tous deux guitaristes, Francis Paquette à la batterie, et du bassiste Louis-Simon Bastien, Barrasso est un de ces groupes qui décapent, aux mélodies énergiques qui vont droit au but. Avec son album Des X, des croix, des pointillés tout frais sorti des presses, Barrasso a mis la pédale au tapis et a complètement ébloui les festivaliers agglutinés devant la scène. Les membres de la formation se sont donnés corps et âme devant eux. Juste avant de monter sur scène, les gars sont venus manger de gros sandwichs avec nous, que chacun montait à son goût, question de faire le plein d’énergie pour leur prestation.

QUI DIT PIQUE-NIQUE DE BAND, DIT SYSTEME D.
Avec un petit coin de pelouse pour relaxer, un ampli de guitare en guise de buffet et un rebord de porte de garage d’entrepôt pour faire office de comptoir-lunch, le contenu du pique-nique, lui, était loin d’être laissé au hasard. Il y avait de la viande à profusion (saucisson, calabrese, prosciutto, jambon blanc, rillettes de canard) étant donné la précision apportée par Thierry : « Nous, on est des vrais carnivores! ». Il y avait également du fromage suisse, du brie, du confit d’oignon, et du bon pain que nous avions pris, plus tôt le matin, à la boulangerie chez Guillaume sur St-Laurent à Montréal, où on a pu repartir avec quelques délicieuses baguettes bien craquantes et la plus grosse miche de tous les temps. Tout ça agrémenté de moutarde de Dijon, de cornichons, d’olives et de chips. C’est très important les chips!

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Le sandwich bass drum
Pain miche géante
Saucisson
Calabrese
Prosciutto
Jambon blanc
Confit d’oignons
Roquette
Moutarde de Dijon
Fromage suisse
Cornichons

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Chacun s’est fait un sandwich à son goût, Louis-Simon, lui, a TOUT mis ce qu’il y avait, avec des chips sur le dessus (pas sur la photo), pour ajouter, comme il dit : « …de la légèreté et du croustillant ».

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