Catégorie : Hors sentier

5 endroits Instagram incontournables à voir en Islande

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À mi-chemin entre le continent européen et l’Amérique se trouve une île marquée par le passage du feu et de la glace, une terre dramatique aux paysages sertis de volcan, geyser, canyon, sable noir, sources thermales et montagnes brutes. En 5 heures de vol seulement, l’Islande et son relief incomparable nous ouvrent leur lot de possible et d’aventures hautes en intensité.

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Voler en toute frugalité avec Wow Air
On prend la route avec Wow Air qui charmera les voyageurs frugaux; avec un peu d’avance, les aubaines ne font que faciliter notre prise de décision (près de 300$ seulement aller-retour!). Une fois les billets bookés, il ne reste qu’à se trouver un point d’amarre et se louer un 4×4 prêt à nous transporter aux quatre coins de cette terre viking.

En partance de Reykjavik, des dizaines de circuits et d’excursions quotidiennes se planifient en toute simplicité vers la péninsule ouest et le sud de la côte. Et pour les chasseurs de prises de vue et pionniers photographes, des centaines de paysages renversants n’attendent que d’être capturés.

Voici nos 5 destinations photo à mettre sur votre radar lors d’une escapade en Islande :

La chute immersive de Seljalandsfoss
Partir à la chasse aux chutes (foss en islandais) est une activité difficile à contourner quand on visite l’Islande : ces merveilles naturelles se multiplient à travers le pays. Seljalandsfoss est définitivement l’un des plus impressionnantes, avec ces 65 m de haut et sa particularité unique de pouvoir circuler à l’arrière (poncho alert!).

Coordonnées Google Maps : 63.6156232, -19.9885688

Cette chute derrière laquelle on peut se cacher. ? @catmart

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La petite maison blanche d’Arnarstapi
C’est en explorant l’ouest de l’Islande en bordure sud de la péninsule de Snæfellsnes qu’on tombe sur ce villageportuaire qui fut un temps un poste de commerce important. Arnarstapi est aujourd’hui surtout connu des fans de photo pour sa prise de vue bucolique donnant sur une petite maison blanche au pied des montagnes enneigées.

Coordonnées Google Maps : 64.770355, -23.619133

Je l'ai checké out les 5 dernières années sur Pinterest, puis elle était là, juste devant moi. #lapetitemaisonautoitrouge

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Orgue basaltique des plages de Vik
Les plages noires de Reynisfjara dans le Sud accueillent en leurs rives une construction naturelle particulièrement abstraite et intrigante : des orgues basaltiques. Formation rocheuse témoignant d’éruptions de lave qui se contractent en se refroidissant, les orgues basaltiques près de Vik surplombent la mer majestueusement.

Coordonnées Google Maps : 63.405910, -19.074521

Jouer de cet orgue gigantesque.

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Le lagon de glacier de Jökulsárlón
Ce lac de glacier au pied du plus grand parc national islandais, Vatnajökull, surprend de par son calme apaisant et ses douces nuances de bleu azur et acier. Les larges morceaux de glace flottant en sa surface sont souvent comparés à des diamants. Restez à l’affût, les phoques qui y résident aiment bien se sortir le bout du museau.

Coordonnées Google Maps : 64.0784458, -16.2305536

On a entendu les goélands crier, les phoques chanter et les blocs de glace turquoises se déposer sur la plage de sable noir.

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Les puissantes chutes de Gullfoss
Au bout du très couru Cercle d’or, circuit touristique bondé qui nous a quelque peu déçus, se cachent les chutes de Gullfoss de la rivière Hvítá, alimentée par le 2e plus grand glacier d’Islande, et qui se jettent dans un canyon de 70 m. C’est peu vous dire que sa puissance inouïe bouscule tous les sens, surtout par jour de soleil où des arcs-en-ciel coiffent le dessus de ce monument naturel bouleversant.

Coordonnées Google Maps : 64.3270716, -20.1199478

Cette chute est une force de la nature. La fonte des neiges est définitivement le best moment pour l'apprécier.

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Ce billet est présenté par Wow Air qui nous ont gracieusement permis de voyager jusqu’en Islande sur sa ligne aérienne. Toutes les opinions exprimées sont les nôtres.

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Texte: Catherine Martel

Islande

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Durée : 14 jours
Distance parcourue : 3086 km
Nombre de photos prises : 2 833
J’avais vécu l’Islande de nuit, et là, je voulais la vivre de jour. En novembre 2012, mes amis et moi avions visité la ville de Reykjavik pour le festival Iceland Airwaves. Un périple ponctué de bières, de musique pop scandinave, de chaudrées de homard, de chandails de laine de mouton, de fish and chips et d’alcools aux noms imprononçables. Avec Will, mon amoureux, on voulait voir l’île nordique de jour, en été. L’occasion s’est présentée en mai dernier. Bingo! Des vols pas chers reliaient Montréal à Reykjavik.

Le plan : faire le tour de l’île en 14 jours. Deux semaines de rêve au pays de la brume, de la glace, de la lave, du vent, des cratères et des canyons. Autant de jours à parcourir l’immensité du territoire, à fouler le sol accidenté de cette nature à l’état brut.

À bord de notre petite voiture économique, on a parcouru le pays sur la route 1, en sens horaire, en bifurquant à maintes reprises : fjords isolés, péninsule verdoyante, sources thermales bucoliques. Nous n’avions pas d’itinéraire précis : seulement des tonnes de points d’intérêt partout sur la carte. On souhaitait suivre notre instinct et nos envies du moment. D’où la décision de faire du camping durant notre séjour : on aurait un toit à notre disposition, peu importe où l’on se trouve!

Jour 01
Le centre : Keflavik, Thingvellir
Tout de suite après être allés faire le plein de provisions au supermarché, on met le cap vers Haifoss, une des plus hautes chutes d’Islande. Atteindre notre destination est un périple laborieux : la route passe de l’asphalte à la terre, puis à de grosses roches cahoteuses. On pense qu’on a peut-être pris une route F (réservée aux 4 x 4) et on fait le reste du trajet à pied, bière Egils Gull à la main. Quoi, faut bien s’hydrater! Au loin, on entend le bruit retentissant de la chute et c’est avec le souffle coupé qu’on arrive face au spectacle de deux rivières se déversant dans un canyon gigantesque. Vertigineux! On termine cette journée avec une délicieuse et réconfortante soupe traditionnelle à l’agneau, dégustée au restaurant des chutes Gullfoss. Ça creuse le ventre marcher dans un endroit si magistral! C’est sous le soleil de minuit, littéralement, que nous montons notre campement dans le parc national de Thingvellir.

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Jour 02
L’Ouest : Borganes
Le soleil du matin nous réveille doucement. On déjeune sur l’herbe, avec vue sur le parc national Thingvellir, puis on se dirige vers Glymur, la plus haute cascade du pays. On emprunte un petit sentier bordé de jolies fleurs mauves, sous un ciel radieux. Nous nous rendons jusqu’au bord d’un énorme canyon d’où on peut voir une rivière, tout au bas. Des escaliers taillés dans le roc nous permettent de nous y rendre, puis on doit traverser le cours d’eau en sautant de roche en roche et en marchant sur un tronc d’arbre. J’ai la peur de ma vie! Le puissant courant se déverse sous mes pieds alors que je tente de garder mon équilibre. Une fois la rivière enjambée, l’ascension se poursuit sur un terrain accidenté, et le sentier nous fait gravir encore quelques mètres pour finalement nous récompenser d’une vue imprenable sur la cascade Glymur d’un côté, la falaise de l’autre.

C’est ici même qu’on prend le pouls de ce qu’est vraiment l’Islande : un pays où la nature prend le dessus. Où l’immensité nous fait sentir minuscules. Où tout est possible. Où un simple arrêt se transforme en randonnée périlleuse. Nous installons notre campement à Borganes, juste à côté de l’eau. On se pose sur les rochers pour lire, jaser, prendre un verre d’Ísafold Gin en regardant le spectacle du soleil couchant, déclinaisons de rose et mauve incluses. On va se coucher juste à temps avant l’averse, et on s’endort avec la trame sonore de la pluie battante, en souhaitant que notre tente tienne le coup.

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Jour 03
L’Ouest : Péninsule de Snæfellsnes
Véritable vestige d’une éruption volcanique, le sol est plaqué de lave recouverte d’un épais tapis vert moelleux. On se plaît à marcher dessus, s’enfoncer, puis voir la mousse reprendre sa forme originale. Nous passons la journée à sillonner les routes de la péninsule de Snæfellsnes, émerveillés par la flore islandaise si fragile et si belle : des petites fleurs sauvages poussent de manière insolite ici et là, parsemant le tapis verdâtre de couleurs éclatantes.

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Jour 04 à 07
Le Nord: Siglufjörður, Akureyri, Myvatn, Reykjahlíð
On pique-nique sur le terrain devant l’église Stykkishólmskirkja à l’architecture insolite : un bon croissant frais, un café chaud, le visage fouetté par le vent. De retour dans la voiture, on emprunte de longs tunnels creusés à même les fjords, pour rejoindre Siglufjörður, un village charmant au paysage grandiose. En arrêtant faire le plein, on se laisse tenter par un pylsur (littéralement saucisse en islandais), le premier d’une longue série. Ce hot dog est un véritable met emblématique du fast food islandais. Saucisse d’agneau, de porc et de boeuf, garnie d’oignon frais et frit, recouverte de ketchup, mayo et pylsusinnep (un genre de moutarde sucrée) : on salive encore!

Arrivés à Akureyri, première grande ville du voyage, on troque nos vêtements d’aventure pour notre look citadin. On se balade toute la journée dans le Jardin botanique, flânant dans le joli café vitré Kaffi Laut, sillonnant les rangées d’espèces végétales. On s’offre une saucette dans la piscine municipale, la Sundlaug Akureyrar, entourés de gens du coin, alternant d’un bassin à 36 °C à un autre à 38 °C, puis faisant les fous dans les glissades pour enfants. Frais et dispos pour poursuivre notre road trip, on met le cap vers Myvatn. Des milliers de mouches nous attendent dans cette région, mais n’arrivent pas à jeter de l’ombre sur les panoramas quasi lunaires où l’on se promène. Les endroits qui défilent semblent dater du début du monde, d’une autre planète.

Jour 08 et 09
L’Est : Borgarfjörður, Seyðisfjörður, Höfn
On se retrouve dans des endroits incomparables, en
plein coeur des fjords à l’est du pays. On a foulé des chemins à flanc de falaise alors qu’un brouillard épais englobait la route, on ne voyait pas à 2 mètres devant nous. On a eu à la fois peur, froid, et chaud. Toute la gamme d’émotions! On a monté le son de la musique, diminué notre vitesse, et on a conduit jusqu’au bout du chemin, d’où l’on a pu admirer des centaines de macareux, oiseaux emblématiques du pays.

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Jour 10 à 14
Le Sud : Vík, Îles Vestmann, landmannalaugar, Reykjavik, Blue Lagoon
Le folklore islandais est rempli de légendes vikings : un coffre rempli d’or se cacherait derrière les chutes de Skogafoss, des trolls transformés en pierres formeraient les pics rocheux jaillissants de la plage de Vik, le vent qui souffle dans les crevasses de Reynisfjara serait les hurlements de ces derniers. L’Islande possède même sa propre version du monstre du Loch Ness : le Lagarfljótsormur, qui vivrait dans les eaux sombres du lac Lögurinn!

Nos derniers cinq jours en Islande ont été à l’image du reste de notre périple : imprévisible, surprenant, envoûtant!

Visiter un pays où chaque kilomètre carré est unique, où chaque instant est une aventure, implique son lot de moments magiques. On a pris un traversier vers les îles Vestmann, escaladé le volcan Eldfell, vu des glaciers, flatté des chevaux, mangé un burger au restaurant Gamla fjósið, dont la viande provient de la ferme juste à côté. On a fait une excursion en super Jeep avec des guides vers le Landmannalaugar, site aux montagnes multicolores. Un endroit à faire rêver! On a eu les joues roses à force de grimper sur les sols rocheux et dentelés de ce site, on a marché dans la neige, couru sous la pluie. On est rentrés à Reykjavik, la capitale, complètement trempés, mais heureux. Déjà la fin. Juste avant de se rendre à l’aéroport Keflavik, arrêt incontournable au Blue Lagoon. L’eau d’un bleu éclatant, la température parfaite de l’eau, le calme malgré la foule, on a relaxé à en perdre la notion du temps, tellement qu’on a failli manquer notre vol!

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Texte et photos : Cindy Boyce

 

Chalet entre amis dans les Cantons-de-l’Est

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Juchées au milieu de l’Autoroute 20, des États-Unis et de la Montérégie, les premières pointes des Cantons-del’Est se dressent devant nous au loin. Dans un paysage de champs vastes, d’un vert reluisant en été et de sapins débordant d’une douce blancheur en hiver, ce sont les monts Orford, Bromont, Sutton, Owl’s Head et Shefford qui laissent deviner ce magnifique paysage que plusieurs choisissent pour s’évader. Les passionnés de la nature explorent les pentes pour le ski ou le vélo, bien évidemment, mais aussi les sentiers de marche improvisés ou supervisés et les patinoires sauvages que l’on retrouve parfois à portée de pied sur un lac gelé au beau milieu de la forêt. À moins de 45 minutes de Montréal siège ce vrai coin de paradis qui nous accueille, le temps d’un week-end, pour renouer avec nos amis de longue date pour une pause bien méritée. On célèbre ce moment de détente une fois par année pendant quelques jours, sans #hashtag, à se regarder rire, jouer et manger.

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Le matin
La maison est à peine réveillée que déjà les ricanements des enfants résonnent dans la mezzanine. Les doux rayons de soleil qui s’immiscent sournoisement laissent place à la délicatesse du matin qui s’étire dans ce chalet loué et tout blanc. Chaque année, on se rencontre entre amis, armés de nos pyjamas et de nos plus beaux bas de laine pour cette réunion sans tracas.


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Le déjeuner
Moût de pomme sans alcool ou scotch on the rocks, tout est permis en ce matin où les enfants s’organisent comme des grands, comme s’ils savaient qu’on avait besoin de ce moment qui arrive trop rarement. L’odeur du café s’entremêle avec les miches desserts qui sortent tout juste du four. Les gars les ont prises en charge : une pour les enfants, l’autre avec une petite (grosse) touche de whisky et d’une dose surprotéinée de noix. Ce déjeuner dessert, déposé au milieu de la table dans lequel on pigera sans prétention, commence le week-end sous un air de convivialité, les mains et la bouche pleines de guimauves et de chocolat.

Dehors
C’est avec les petites joues toutes rouges et le bout du nez froid qu’on rentre d’une promenade en forêt. Parce que délaisser le confort du salon et l’odeur du bois qui brûle pour aller respirer le grand air et admirer la pureté de la forêt offre un sentiment de liberté tellement apaisant! L’appétit bien en place, on aide les enfants à se départir de leurs habits de neige et de leurs mitaines mouillées, puis on se lance dans la préparation d’un souper à partager.

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Festin
Au menu : soupe aux pois cassés garnie de croûtons de pain pumpernickel, de bacon et de gouda fumé suivie de tacos un peu funky que chacun garnira à sa manière. En garniture, on y déposera de gros morceaux de pomelo, vous savez, ce gros agrume dans le coin des pamplemousses à l’épicerie, celui tout emballé dans un filet? Il est un peu moins juteux que les autres agrumes, mais sa chair est sucrée et légèrement amère avec un subtil parfum de sapin. Ce sera parfait pour accompagner le chou rouge, la coriandre fraîche, la crème sure chipotle, et finalement, le fameux porc effiloché aux baies d’argousier, qui a braisé tout l’après-midi. Les éléments du souper se hissent tranquillement au centre de la table
trop courte pour accueillir tous les convives et le festin commence.

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Bon App’
Les tortillas se passent de mains en mains, dans un joyeux bordel de rires, de regards complices, d’éclaboussures de sauce piquante et de jus de lime, puis les boissons coulent à flots jusqu’au petit matin, jusqu’à ce que les plus épuisés finissent par s’endormir confortablement sur le divan du salon. On reprendra la route le lendemain en se promettant d’assurément revenir l’année prochaine à pareille date, sans se soucier du temps, de la météo et du quotidien pour se retrouver une fois de plus, entre vieux amis.

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Texte: Mathieu Lachapelle
Photos: Thierry Lacasse