Cantines urbaines

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J’ai probablement arpenté l’autoroute 20 plus de 250 fois entre Montréal et le bout flou de l’Atlantique froid. Je me souviens des arrêts fréquents sur cette route du Québec. Des casse-croûtes. Des poissonneries, des bourgots marinés. Des cafés de route qui ne goûtent pas grand-chose. De l’abandon de toute volonté devant la friture, de l’odeur piquante du vinaigre blanc et de l’Orange Crush qu’on décapsule avec plus de satisfaction qu’une bière de déménagement. Et surtout, du réconfort de ces escapades hors de la ville et de ces petits restos de route visités à travers les itinéraires variables de mes étés festifs.

À mi-chemin entre le sel de la patate frite et celui du varech, il y a des lieux qui permettent au temps de filer aussi vite et de shiner aussi bright qu’un ciel de perséides au mois d’août. On vous suggère donc 5 cantines urbaines pour faire durer le plaisir simple et le beau temps de l’été.

Le dépanneur le Pick-Up – Petit repère de quartier
7032 Waverly, Montréal

Véritable petit bijou du Mile-End situé sur la rue Waverly, ce joli dépanneur abrite un comptoir très prisé dans le quartier. On se sent à la fois dans la quincaillerie d’un petit village et dans un snack-bar aux murs en préfini et aux sièges en vinyle rouge vin. Célèbre pour ses sandwichs, ses pâtisseries et ses brunchs aux Perogies, le Pick-Up propose aussi toute une gamme de produits qui honorent le terroir et les artisans du Québec. Le vin de dépanneur n’aura jamais été aussi bio et local. Authentique et sans prétention. Une belle découverte à faire.

Like we were saying about that #picnic special #mtlfoodpics #picnicdate 👅

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Chez Tousignant – Le casse-croûte des classiques
6956 Drolet, Montréal

Chez Tousignant, casse-croûte à l’allure des années 50, est situé à deux pas du Marché Jean-Talon. On y retrouve tous les grands classiques de la traditionnelle cantine québécoise à petits prix, du milk shake vanille au Pogo fait maison. Dans ce petit espace qui brille sous le stainless, le carrelage rose gomme balloune et le vert néon de la devanture, la convivialité est reine. On peut d’ailleurs lire cette sympathique invitation sur le site Web : « Préparé comme ça mérite de l’être : en communauté. De partout, avec toutes sortes de noms, ils font tous partie de la famille. Tous, chez Tousignant ».

Spring is here!! So is this! #touscheztousignant #parcequevousleméritez #petititalie

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Comptoir 21 – La Gaspésie à portée de la main
418 Gilford, 21 Saint-Viateur Ouest , 4844 Wellington et 747 Square-Victoria, 

Multiplié par quatre adresses dans la ville, ce restaurant de Fish & Chips permet une virée gaspésienne à même la métropole. La morue est super flaky, la chaudrée de palourdes offerte au litre et les calmars servis frits et poivrés à souhait. Efficace, convivial et plaisant comme un dernier road trip estival entre la Main et Percé.

Gibeau Orange Julep – La grosse boule
7700 Boulevard Décarie, Montréal

Avec ses 40 mètres de diamètre de fibre de verre à l’orange, le légendaire snack-bar trône fièrement au milieu du bitume et surplombe la suffocante autoroute Décarie depuis maintenant plus de 50 ans. En plus de sa flamboyante architecture, l’endroit est fameux pour son célèbre élixir à base de jus d’orange et de lait, le Julep. Gibeau Orange Julep porte l’ambiance rétroréconfortante des souvenirs jaunis. Comme un Polaroid spontané pris sur un interstate menant aux plages bondées de la côte Est américaine.

Dic Ann’s – The Original
10910 Boul. Pie-IX, Montreal-Nord

Dic Ann’s offre depuis 1954 de délicieux burgers ayant la particularité d’être très plats et savamment assaisonnés. Ce casse-croûte mythique a été nommé en l’honneur de la sauce épicée inventée par le fondateur Dic et son épouse Ann. Le service ultra rapide a déjà permis au restaurant de battre un record mondial et de servir 1 542 burgers en 1 heure. Le restaurant compte plus de 13 franchises à Montréal et ses environs.

#dicanns #theoriginal

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Bref, les cantines urbaines nous invitent à flâner avec la désinvolture des vacances dans ce mois d’octobre qui se rafraîchit doucement. Pour prendre le large encore un peu, pour nous faire du bien, pour nous rappeler la grande route, le fleuve, l’éclat du temps libre et la simplicité des jours d’été.

Texte : Myriam Gendron

 

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