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Barre sucrée salée aux bleuets et gingembre confit

Rendement : 4 portions

Ingrédients :
375 ml (1 ½ tasse) de gros flocons d’avoine
375 ml (1 ½ tasse) de riz soufflé
125 ml (½ tasse) de fèves de soya croquantes salées
45 ml (3 c. à soupe) de graines de chia
45 ml (3 c. à soupe) de graines de lin
45 ml (3 c. à soupe) de gingembre confit haché
125 ml (½ tasse) de bleuets séchés
1 pincée de fleur de sel
85 ml (1/3 de tasse) d’huile de noix de coco vierge crue
85 ml (1/3 de tasse) de miel crémeux
85 ml (1/3 de tasse) de beurre d’arachide
85 ml (1/3 de tasse) de pépites de chocolat noir

Préparation :
1. Tapisser un moule carré ou rectangulaire de papier parchemin.

2. Dans une poêle à feu moyen, faire dorer les flocons d’avoine en remuant souvent. Retirer de la poêle et verser dans un grand bol avec le riz soufflé, les fèves de soya, le chia, le lin, le gingembre, les bleuets et la fleur de sel.

3. Dans la même poêle, ajouter l’huile de coco, le miel et le beurre d’arachide. Remuer en chauffant doucement jusqu’à ce que le mélange soit fondu et homogène. Retirer du feu et mélanger avec les ingrédients dans le bol.

4. Ajouter les pépites de chocolat, remuer à nouveau, puis bien presser le mélange dans le moule. Réfrigérer au moins 30 minutes avant de couper en barres. Conserver au réfrigérateur (environ 2 semaines).

Yogourt de coco végétalien (recette de Caroline Huard, @loounie)

Rendement : 10 à 12 portions

Ingrédients
1 kg (2,2 lb) de tofu soyeux égoutté
1 conserve de 398 ml (14 oz) de lait de coco régulier (ne pas utiliser le léger!)
65 ml (¼ de tasse) de sirop d’érable (ou plus au goût)
65 ml (¼ de tasse) de graines de chia (facultatif)

Préparation :
1. Passer le tofu et le lait de coco au mélangeur jusqu’à obtention d’une texture lisse.

2. Ajouter le sirop d’érable, puis malaxer à nouveau.

3. Transférer le mélange dans un contenant hermétique, ajouter le chia (facultatif) et remuer à la cuillère, puis laisser figer au moins 30 minutes au réfrigérateur (plus le lait de coco est gras, plus la texture sera onctueuse) avant de servir avec des garnitures au choix.

Note :
L’ajout de chia à la préparation lui donnera une texture ressemblant un peu à un pouding. On peut aussi ajouter les zestes et le jus d’un demi-citron au mélange pour obtenir une saveur un peu plus acidulée.

Pain brioché

Rendement : 2 pains

Ingrédients :
65 ml (¼ de tasse) de lait tiède
125 ml (½ tasse) d’eau tiède
15 ml (1 c. à soupe) de levure sèche
85 ml (1/3 de tasse) de sucre
690 ml (2 ¾ tasses) de farine tamisée
5 ml (1 c. à thé) de sel
85 ml (1/3 de tasse) de beurre tempéré
2 œufs tempérés

Dorure
1 jaune d’œuf
15 ml (1 c. à soupe) de lait

Préparation :
1. Mélanger le lait, l’eau, la levure et 15 ml (1 c. à soupe) du sucre. Laisser reposer 10 à 15 minutes, jusqu’à ce qu’une mousse épaisse se forme sur le dessus.

2. À l’aide d’une cuillère de bois (ou le crochet d’un batteur sur socle), mélanger la farine, le reste du sucre, le sel, le mélange de levure, le beurre et les oeufs. Lorsque la pâte commence à se former, pétrir encore 5 minutes sur un plan de travail fariné (ou toujours avec le crochet).

3. Transférer dans un bol légèrement huilé, couvrir d’une pellicule plastique enduite d’un peu d’antiadhésif alimentaire ou d’huile. Laisser gonfler 60 minutes dans un endroit tiède ou dans le four éteint, la lumière allumée. La pâte devrait doubler de volume.

4. Couper la pâte en 2, puis rouler en 2 rectangles de la longueur d’un moule à pain. Rouler fermement les rectangles de pâte sur eux-mêmes pour former deux rouleaux et déposer dans 2 moules à pain préalablement beurrés et farinés.

5. Couvrir d’une pellicule plastique enduite d’un peu d’antiadhésif alimentaire ou d’huile et laisser reposer à nouveau 30 minutes.

6. Préchauffer le four à 180°C (350°F).

7. Faire la dorure. Fouetter le jaune d’oeuf et le lait, puis badigeonner délicatement les pains de ce mélange. Enfourner 40 à 50 minutes, démouler et laisser refroidir sur une grille.

Barbe à papa, lime et cidre pétillant

Rendement : 6 cocktails

Ingrédients :
Barbe à papa au goût
120 ml (4 oz) de vodka
75 ml (2 ½ oz) de jus de lime
1 bouteille de cidre pétillant sec bien froid

Préparation :
1. Déposer un gros morceau de barbe à papa dans 6 verres à cocktail.

2. Verser la vodka et le jus de lime dans un shaker rempli de glaçons.

3. Agiter vivement 8 à 10 secondes, puis filtrer le contenu dans les verres sur la barbe à papa. (Au contact du liquide, la barbe à papa fondra immédiatement.) Ajouter le cidre mousseux, décorer d’un peu de barbe à papa et servir aussitôt.

Fromage de cajou à tartiner

Rendement : 6 à 8 portions

Ingrédients :
440 ml (1 ¾ tasse) de noix de cajou crues
65 ml (¼ de tasse) de levure alimentaire
65 ml (¼ de tasse) de jus de citron frais
85 ml (1/3 de tasse) d’eau
1 petite gousse d’ail hachée finement
2,5 ml (½ c. à thé) de sel
30 ml (2 c. à soupe) de ciboulette émincée
30 ml (2 c. à soupe) de persil plat haché
Poivre du moulin

Préparation :
1. Faire tremper les noix dans l’eau environ 2 heures. Rincer et égoutter.

2. Déposer les noix, la levure, le jus de citron, l’eau, l’ail et le sel dans le bol d’un robot culinaire. Malaxer 3-4 minutes ou jusqu’à ce que le mélange soit bien lisse. Ajouter la ciboulette et le persil. Poivrer généreusement et malaxer encore 30 secondes.

Latté à l’hibiscus

Rendement : 4 portions

Ingrédients
500 ml (2 tasses) d’eau
30 ml (2 c. à soupe) de fleurs d’hibiscus séchées
10 ml (2 c. à thé) de gingembre frais émincé
1 branche de menthe effeuillée
30 ml (2 c. à soupe) de miel
5 ml (1 c. à thé) d’eau de fleur d’oranger
250 ml (1 tasse) de lait d’amande chaud

Préparation :
1. Porter l’eau à frémissement et verser sur les fleurs d’hibiscus, le gingembre et la menthe. Laisser infuser environ 5 minutes.

2. Filtrer l’infusion bouillante directement sur le miel, l’eau de fleur d’oranger et le lait d’amande chaud. Remuer vivement jusqu’à ce que le mélange soit homogène, verser dans des tasses et servir.

Découvrir Paris autrement

Présenté par Air Transat

En décembre dernier, Mathieu et moi avons volé jusqu’à Paris pour courtiser le marché européen dans l’espoir d’un jour y distribuer Dînette. De mon côté, j’étais aussi très enthousiaste parce que la globe-trotteuse que je suis n’avait pourtant jamais mis les pieds à Paris. Je sais, il était temps!

Que l’on soit amateur d’attractions classiques listées dans les guides touristiques ou voyageur aguerri, Paris, c’est Paris. Comme nous étions sur Paris pendant seulement 48 heures et que nous étions bookés rendez-vous après rendez-vous, il nous fallait être sélectifs si nous voulions profiter pleinement de notre séjour. Comment fait-on alors pour découvrir la ville lorsque nous avons très peu de temps et que la tour Eiffel, les Champs-Élysées, Montmartre, pour ne nommer que ceux-ci, sont inaccessibles? Nous avons donc pris d’assaut le quartier Le Marais où nous avons pu, le temps de quelques heures, vivre une expérience hors des sentiers battus comme nous les aimons.

Du pain et des idées
Je ne pouvais commencer cette expédition par autre chose que des pâtisseries. Du pain et des idées, c’est tout ce qu’il y a de plus romantique à propos de Paris. Cet établissement datant de la fin des années 1800 était d’ailleurs une boulangerie dès ses débuts. Un décor enchanteur, une odeur de beurre et des rangées de pains et viennoiseries à perte de vue. Bien que le pain y soit délicieux, c’est pour son look authentique qui donne l’impression de remonter à l’époque de sa construction que les habitués viennent y errer le temps d’une brioche. Plafond en verre peint, miroirs biseautés et antiquités, même à l’heure de pointe on peut imaginer les fantômes d’autrefois s’émerveiller devant les mêmes pâtisseries que nous.

Centre commercial
Pas besoin d’être en mode shopping, cette boutique reste, selon moi, un incontournable à visiter uniquement parce que c’est bon pour les yeux. De vêtements, chaussures, articles lifestyle jusqu’à l’impression de visiter un musée, tout est pensé dans le moindre détail pour faire vivre plus qu’une simple expérience de magasinage aux clients.

Umami Matcha Café
Le Matcha n’est pas ma tasse de thé, mais ce café a réussi à me faire changer d’idée. Dès que l’on passe la porte, on peut sentir le rituel et l’ambiance sereine qui vivent entre ces murs. Les clients parlent à voix basse ; un respect qui s’instaure par le calme du décor sans que personne ne l’impose. En plus de son charme épuré, il est difficile de résister à la petite boutique qui propose toutes sortes de produits à base de Matcha ainsi que d’iconiques ensembles de thé japonais.

Paris New York
Le charme principal de la vieille capitale repose dans ses bâtisses ancestrales et dans la façon dont chaque commerce se les réapproprie. Paris New York est un restaurant de burgers de qualité au look éclectique qui mélange les couleurs néon, les matières premières et le minimalisme. C’est le meilleur de New York à Paris, quoi!

Le marché des Enfants Rouges — Chez Alain Miam Miam
Divisé en trois, le marché des Enfants Rouges offre une section marché aux puces, un marché ouvert et une section intérieure pour les plus frileux comme moi. Pour tous les goûts, c’est l’endroit à visiter pour s’imprégner de la vie locale. Dans un petit coin de la place, j’ai trouvé le fameux Alain. Chez Alain Miam Miam, c’est un petit gril à sandwich caché dans les profondeurs du marché. C’est aussi une légende du sandwich bien établie. Il y a toujours une file et on dit même que Jay-Z serait l’un de ses plus fidèles clients. Puisqu’il en vaut l’attente, allez vous perdre dans les commerces de cette institution du quartier Le Marais sans oublier d’y dévorer un fameux sandwich.

Merci
Merci est un magasin à grande surface où l’on trouve un café-restaurant, une librairie et divers articles lifestyle : vêtements, accessoires et mobilier de maison. Tout ça et avec style en plus! On pourrait y passer une journée entière à tout regarder, faire une pause pour taire les gargouillis ou rêvasser, un livre à la main, dans le confort du décor.

Maison Plisson
La Maison Plisson c’est le plaisir d’une épicerie fine avec des aliments majoritairement locaux de qualité dans un décor édénique où chaque produit est mis en valeur tout en se fondant dans celui-ci. Fruiterie, charcuterie, boulangerie, vous trouverez tout le nécessaire pour garnir votre baluchon et tenir jusqu’à votre prochaine destination.

Jimmy Fairly
Le Bon Look de la France avec une touche humanitaire, cette boutique de lunettes vaut le détour. D’abord, pour son décor minimaliste et esthétiquement irréprochable, mais également pour le fait que si vous tombez amoureux d’une de leurs paires, il est possible de la faire livrer chez vous. De plus, pour chaque paire de lunettes vendue, une seconde est remise à des gens dans le besoin!

Miznon
Ce restaurant israélien hante encore mon estomac tellement les saveurs étaient mémorables! Sa simplicité et son authenticité résident dans son décor sans fioritures et sa cuisine rudimentaire où les légumes sont au premier plan. Assis directement entre les choux-fleurs et les carottes, vous savez qu’ici on sert du frais, du vrai. Avec sa cuisson sur le gril, le Miznon vous charmera avec sa patate douce finement salée et son artichaut braisé que vous raclerez jusqu’à la dernière feuille!

Rassasiés de la panse et des yeux, Mathieu et moi avons ensuite pris la route pour l’Allemagne, là où d’autres aventures nous attendaient. Je ne voyais devant moi que la prochaine destination, encore inconsciente de la marque que cette ville et ses habitants venaient de laisser sur moi. Je ne savais pas à ce moment-là à quel point Le Marais allait me manquer. Maintenant, je n’ai pas seulement hâte de retourner à Paris, j’ai surtout hâte de découvrir un autre quartier riche en histoire et en spécialités culinaires!

Au départ de Montréal, Air Transat a des vols directs quotidiens vers Paris toute l’année.
https://www.airtransat.com

Texte : Joliane Roy
Photos : Mathieu Lachapelle

 

Dînette 012 – Brume

Pour le numéro 012 Brume, on s’enveloppe dans le vaporeux, la douceur. Le brouillard nous invite aux rêveries et à l’introspection. Aérien et mystérieux, il reste suspendu dans l’air et nous laisse en quête de réponses. On visite des lieux majestueux, comme l’Oregon par exemple, toujours baigné dans une brume féérique. On accuse souvent le brouillard d’être gris et maussade, mais nous on y voit quelque chose d’onirique, d’envoûtant et de fondamentalement apaisant.

Le numéro 012 « Brume » présente :

– Un reportage au paradis du brouillard : l’Oregon
– Une virée sur la route des châteaux en Allemagne
– Un week-end de SUP et d’échanges avec POP Spirit
– La découverte de l’univers de l’absinthe
– La poésie de Marie-Élaine Guay
– Les parfums botaniques et naturels de LVNEA
– La récolte de raisin bleu

Détails : 148 pages, impression offset, couverture « soft touch » velouté. Imprimé au Québec
Date de publication : 15 mars 2018

Bagel façon pain doré, jambon, pommes rôties et 14 Arpents

En partenariat avec Fromages d’ici

 

Rendement : 4 gros sandwichs

Ingrédients :
45 ml (3 c. à soupe) de beurre
2 grosses pommes émincées
12 tranches fines de jambon blanc ou jambon fumé
190 ml (¾ de tasse) de lait
3 oeufs
30 ml (2 c. à soupe) de cassonade
4 bagels sésame tranchés en deux
200 g (7 oz) de fromage 14 Arpents tranché, tempéré
(Fromagerie Médard)
Sirop d’érable

Préparation :
1. Chauffer la moitié du beurre dans une poêle à feu moyen-vif et y faire revenir les pommes jusqu’à ce qu’elles soient dorées et commencent à ramollir. Ajouter le jambon, chauffer 1 minute et réserver au chaud.

2. Fouetter ensemble le lait, les œufs et la cassonade. Y tremper les bagels 2 minutes afin qu’ils s’imbibent bien du mélange.

3. Chauffer le reste du beurre dans une poêle à feu moyen et dorer les bagels quelques minutes de chaque côté.

4. Garnir 4 moitiés de bagels avec le jambon, les pommes et le fromage. Refermer avec les autres moitiés. Servir aussitôt arrosé de sirop d’érable.

Burritos, œuf, tempeh fumé, avocat et Tomme de Grosse-Île

En partenariat avec Fromages d’ici

Rendement : 4 portions

Ingrédients :
1 boîte (540 ml/19 oz) de haricots rouges rincés et égouttés
Sauce piquante au goût
15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive
8 œufs
8 tranches de tempeh fumé
4 grandes tortillas
1 avocat mûr tranché
85 ml (1/3 de tasse) de salsa et un peu pour le service
250 ml (1 tasse) de riz de la veille, réchauffé
200 g (7 oz) de fromage Tomme de Grosse-Île tranché (Fromagerie Île-aux-Grues)
250 ml (1 tasse) de bébés épinards
125 ml (½ tasse) de crème sure
Sel et poivre du moulin

Préparation :
Préchauffer le gril à panini à intensité moyenne.*

1. Déposer les haricots dans un bol, ajouter la sauce piquante et écraser grossièrement à la fourchette. Assaisonner et réserver.

2. Chauffer l’huile dans une grande poêle à feu moyen, poêler les œufs miroirs, brouillés ou tournés selon vos goûts. Assaisonner et retirer de la poêle, puis rôtir le tempeh des 2 côtés. Réserver.

3. Tartiner les tortillas de haricots écrasés, garnir de tempeh, d’œufs, d’avocat, de salsa, de riz, de fromage et d’épinards. Rouler et passer au grill à panini quelques minutes jusqu’à ce que les tortillas soient grillées et que le fromage soit fondant.

4. Servir avec de la crème sure et de la salsa.

*Si vous n’avez pas de gril à panini, vous pouvez envelopper individuellement les burritos dans du papier aluminium et chauffer au four 15 minutes à 215°C (425°F).

Tartine aux champignons, bacon, œuf poché et cheddar vieilli

En partenariat avec Fromages d’ici

Rendement : 4 portions

Ingrédients :
125 ml (½ tasse) de mayonnaise
1 gousse d’ail hachée
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde jaune
8 tranches épaisses de bacon
1 barquette (environ 750 ml/3 tasses) de champignons café coupés grossièrement
1 barquette (environ 500 ml/2 tasses) de champignons shiitake coupés grossièrement
4 tranches épaisses d’un beau pain miche
Un peu de beurre tempéré
250 ml (1 tasse) de fromage Grand Cheddar râpé (Agropur)
4 œufs frais
Eau
Vinaigre blanc
125 ml (½ tasse) de roquette

Préparation :
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

1. Mélanger la mayonnaise avec l’ail et la moutarde.
Réserver.

2. Cuire le bacon dans une poêle à feu moyen-élevé jusqu’à ce qu’il soit doré. Égoutter sur du papier absorbant et réserver le gras de cuisson.

3. Chauffer le gras de cuisson du bacon dans une poêle à feu vif et y dorer les champignons. Retirer du feu, assaisonner et réserver au chaud.

4. Rôtir les tranches de pain au grille-pain, puis beurrer.

5. Tartiner chacune des tranches avec la mayonnaise, garnir de champignons et de cheddar. Enfourner quelques minutes jusqu’à ce que le fromage soit fondu.

6. Pendant ce temps, pocher les œufs. Amener un chaudron d’eau à ébullition, puis baisser le feu jusqu’à frémissement régulier. Ajouter un peu de vinaigre. Casser délicatement les œufs un à un dans de petits bols. Glisser doucement, un à la fois, les œufs dans le chaudron. Laisser cuire environ 3 minutes. Retirer à l’aide d’une écumoire et égoutter rapidement sur un papier absorbant, puis déposer sur les tartines. Garnir avec le bacon et un peu de roquette. Servir aussitôt.

Carré de veau de lait, croûte de cèpes, jus à l’oignon brûlé et vin blanc

En partenariat avec Veau de lait du Québec

Rendement : 6 portions

Ingrédients
250 ml (1 tasse) de haricots blancs préalablement trempés dans l’eau toute une nuit
190 ml (¾ de tasse) de beurre tempéré + un peu pour rôtir les oignons
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde de Dijon
190 ml (¾ de tasse) de cèpes séchés broyés au robot
1 carré de Veau de lait du Québec de 6 côtes (environ 2 kg/4,5 lb)
2 litres (8 tasses) de légumes racines pelés
2 oignons coupés en épaisses rondelles
250 ml (1 tasse) de vin blanc
1,5 litre (6 tasses) de bouillon de volaille
3 feuilles de laurier
5 branches de thym
Sel et poivre du moulin

Préparation:
1. Égoutter les haricots, puis déposer dans une casserole et couvrir d’eau salée. Porter à frémissement et laisser mijoter doucement 35 minutes. Égoutter et réserver.

2. Préchauffer le four à 160°C (325°F).

3. Mélanger le beurre, la moutarde et la poudre de cèpes. Assaisonner généreusement le carré de veau, puis couvrir du mélange de beurre. Déposer dans une rôtissoire avec les légumes racines préalablement assaisonnés.

4. Enfourner environ 60 minutes ou jusqu’à ce que la température interne indique 60°C (140°F). Retirer du four, puis couvrir d’un papier aluminium et laisser reposer 10 minutes avant de trancher.

5. Pendant la cuisson du veau, chauffer une noix de beurre à feu vif dans une grande poêle en fonte. Y déposer les oignons 5 minutes de chaque côté, jusqu’à ce que la chair soit brûlée. Déglacer avec le vin, puis ajouter le bouillon, le laurier, le thym et les haricots.

6. Porter à frémissement et laisser mijoter doucement environ 30 minutes ou jusqu’à ce que les haricots soient tendres. Rectifier l’assaisonnement au besoin et servir avec le veau et les légumes.

 

L’art de la crêpe à Paris – Expérience Airbnb


En partenariat avec Airbnb.

Il n’y avait pas une once de lumière à l’extérieur lorsque Mathieu et moi encore à moitié endormis avons pris les rues de Paris pour nous rendre à notre expérience Airbnb. Nous l’avions choisie pour l’heure qui entrait parfaitement dans notre horaire beaucoup trop chargé, mais surtout parce que, qui ne rêve pas de manger des crêpes dans un appart à Paris! C’était tout près, mais on avait tout de même réussi à se perdre; moi et les GPS… Après plusieurs tentatives à une adresse qui n’était décidément pas la bonne, notre hôte, Eleonora, a fini par nous appeler, se demandant où nous étions. En bons Québécois que nous sommes, nous avons enfilé les excuses avant de nous rendre tous ensemble, notre hôte, un couple d’Américains et nous deux, audit appartement. C’est que voyez-vous, notre hôte n’était pas seulement une âme charitable qui avait envie de faire découvrir sa culture aux étrangers. Non, non. Nous avions en plus le droit à une blogueuse et chef télé. D’où le point de rencontre mystère.

Tout en marchant hâtivement les uns derrière les autres, elle nous explique alors que l’appartement dans lequel nous nous apprêtons à entrer date du début des années 1800, que celui-ci abritait autrefois une seule et unique famille et à quoi, les diverses sections, aujourd’hui appartenant à des particuliers, servaient. Je me sentais presque dans un musée.

Présentations et visite guidée de l’appartement faites, nous avons ensuite attaqué la préparation de ses fameuses crêpes! Notre hôte était sans aucun doute une habituée. D’une aisance assez déroutante, elle expliquait les étapes et les ingrédients de la recette tout en nous racontant le pourquoi du comment. Nous étions tous sans exception absorbés par ce qu’elle nous racontait, ne voulant perdre un seul mot, surtout de la recette.

L’art de la crêpe, nous disait Eleonora, c’est de mettre le beurre sur un papier essuie-tout et de le passer dans la poêle par la suite. On ne veut surtout pas que ce soit trop gras. Simplement, que rien ne colle. Après une première démonstration, nos cousins du Sud se sont lancés, quelque peu nerveux, mais excités par l’odeur qui flottait déjà dans la cuisine. Répétant les mouvements que notre chef venait de faire, nous passions un après l’autre, sous les yeux veillants et les encouragements d’Eleonora, tels des padawans de la restauration.

L’épreuve enfin réussie, Eleonora nous invita à passer à la salle à manger où le soleil faisait enfin acte de présence. Tout pour mettre l’ambiance. Jus fraîchement pressé, pâtisseries, fruits frais et fromage nous attendaient. Nous pouvions enfin nous détendre et nous délecter. À tour de rôle, nous fîmes circuler les différents éléments afin de garnir notre crêpe. Certains respectant les instructions d’Eleonora, d’autres, un peu plus funky, ajoutaient la twist que leur appétit leur commandait. On apprenait, entre deux bouchées, à se connaître. Les questions usuelles: d’où nous venions, était-ce notre première fois à Paris, et autres formalités passées, Eleonora nous raconta un peu son parcours. C’était intéressant de voir comme le local ne voulait pas simplement dire made in. Eleonora, d’origine italienne avait immigré en France depuis déjà un bon moment et c’est amoureuse des rencontres et des partages qu’elle avait décidé de tenter l’expérience avec Airbnb en accueillant chez elle des voyageurs. Puisqu’elle aussi, dès son arrivée, avait voulu connaître les us et coutumes de sa ville d’adoption, il était naturel de transmettre à son tour un peu de son savoir.

La panse bien remplie, une chance qu’on marche beaucoup dans cette ville, l’activité s’est terminée par des conseils de grande sage sur les meilleures adresses du coin, et surtout, où trouver les meilleures madeleines de tout Paris!

Une expérience en apparence simple s’était avérée tout ce dont un voyageur pouvait espérer. Une hôte attentionnée et soucieuse de faire vivre une expérience locale enrichissante. De la nourriture comme il ne s’en fait pas dans les restaurants touristiques. Et des rencontres éphémères qui laisseront une empreinte permanente dans nos esprits.

Texte : Joliane Roy
Photos : Mathieu Lachapelle

Dînette 011 – Confetti

Confetti
C’est la fête! On s’est rendus à notre deuxième année de publication et on ne pourrait pas être plus fiers! Dans notre numéro 011, intitulé « CONFETTI », on explore la thématique de la fête, du party et du rassemblement. Sur fond de paillettes, confettis, ballons et guirlandes, on propose des recettes qui se partagent bien en gang, dignes de moments dont on se souvient longtemps. Avec des amis, de la musique, une belle ambiance et beaucoup d’amour, on célèbre les petits moments d’extase qui passent toujours trop vite.

Le numéro « Confetti »présente :

– Mérida Anderson de l’atelier YYY
– Petite virée dans le bois avec le team Dînette et des amis
– Recettes de lendemain de veille avec les Fromages d’ici
– Sayulita : village-confettis
– Entreprise Boucle & Papier
– Récolte : Cerise de terre
– Portrait de Juliette de Juliette & Chocolat

Détails : 164 pages, impression offset, couverture « soft touch » velouté. Imprimé au Québec
Date de publication : 7 décembre 2017
Livraison entre 7 et 10 jours ouvrables

NovaMercury : l’art du macramé

Parfois, ce sont les idées, en apparence anodines, qui donnent naissance aux projets les plus incroyables. Parlez-en à Jen Duffin, l’artisane derrière NovaMercury. Au départ, quand elle s’est mise au macramé, c’était par simple intérêt personnel, l’envie un matin de se confectionner des jardinières suspendues. Deux ans et un nombre incalculable de nœuds plus tard, la voilà qui gère sa propre petite entreprise d’artisanat. Elle donne même régulièrement des ateliers d’initiation à ceux qui s’intéressent à son art. Pas mal, pour quelqu’un qui a tout appris d’elle-même.

Ce qui l’inspire? Ses enfants, assurément. D’ailleurs, la petite Nova a aussi donné son nom à l’entreprise. Âgée de deux ans, elle a grandi en même temps que NovaMercury et vadrouille maintenant entre les jambes de sa mère quand celle-ci s’affaire. « Mes enfants me poussent constamment à être une meilleure artiste », affirme Jen avant d’ajouter « mais dernièrement, la couleur m’inspire énormément. J’aime beaucoup expérimenter de ce côté ».

Si le blanc domine dans les œuvres de NovaMercury, c’est qu’il s’agit de la couleur naturelle du coton qu’elle utilise. C’est aussi un ton neutre qui complète facilement les décors. Pourtant, Jen n’a pas peur de jouer avec les chromatismes quand elle confectionne ses pièces. Des jardinières aux couleurs guillerettes aux créations suspendues se déclinant en nuances pastel, les œuvres arborent des teintes harmonieuses, tout en douceur.

« Mon processus créatif en macramé est très spontané », affirme-t-elle avant d’expliquer qu’elle décide rarement d’avance ce qu’elle prévoit créer. Une grande partie des projets qu’elle réalise est d’ailleurs faite sur mesure et se développe en fonction des demandes des clients et de son inspiration quotidienne. La beauté de son art, c’est qu’il varie non seulement selon des teintes, mais aussi des textures et des matériaux utilisés.

Dans son appartement à Montréal, Jen s’est taillé un petit coin de travail tranquille au milieu d’une ribambelle de plantes. Artiste dans l’âme, elle n’en revient pas de la chance qu’elle a de pouvoir faire au quotidien un métier créatif qui l’inspire. Surtout, une job réconfortante pour le corps et l’esprit, car faire du macramé est une activité qui l’apaise autant qu’elle la motive. « Je suis atteinte de fibromyalgie. Comme je souffre de fatigue et de douleurs chroniques, je suis reconnaissante d’exercer une profession qui me permet d’échanger et de connecter avec des gens de partout sur le monde, tout en travaillant depuis chez moi. »

Jour après jour, elle entremêle les fils pour créer des œuvres uniques et pleines de personnalité. Douces, élégantes et délicates, ses créations habillent les murs d’une touche de couleur qui parvient à égayer même les journées les plus grises.

Texte : Camille Domon
Photos : Jen Duffin

Tout en nuances : le café démystifié

En passant la porte du 921 rue Sainte-Catherine Est, force est de constater que la couleur est au cœur de l’atmosphère qui règne à La graine brûlée. Cinq minutes avant 10 h, un matin laiteux d’octobre, l’éclairage du commerce est à la fois réconfortant et stimulant, comme une bulle créée pour permettre aux ambitions de s’envoler et aux amitiés de se former. Le mobilier éclectique propose une marée de possibilités pour se détendre, se plonger dans son ordinateur portable ou démarrer une partie de Super Mario World.

Je suis ici pour discuter avec J-P Loignon, copropriétaire des cafés Oui, mais non et La graine brûlée, afin d’en apprendre plus sur les différentes nuances de café et sur les particularités qui font de ce produit un classique vers lequel on revient toujours.

On m’offre un latté bien chaud, et je réalise en y trempant le bout de mes lèvres qu’il y a bel et bien quelque chose qui tient du rituel dans la consommation du café. Certains ont besoin de ce moment avec eux-mêmes en début de journée, certains s’en servent comme prétexte pour reprendre le temps perdu avec un ami, pour d’autres il s’agit simplement d’une façon d’arrêter le temps au milieu de la routine. Toujours, le café est ancré dans les mœurs partout sur la planète.

Ici, chaque geste a été étudié, les machines sont régulièrement calibrées et c’est cette finesse dans l’exécution qui garantit la fiabilité de la boisson qui accompagne des matins comme celui-là. « Le moulin est aussi important que la machine à espresso. La mouture doit être homogène pour nous assurer une constance. Avec l’humidité ambiante, on doit souvent se réajuster pour que notre café goûte sensiblement la même chose. C’est aussi notre façon d’honorer le produit. »

Malgré le fait que les grains de café soient seulement issus de deux variétés mères, le produit se décline en une infinité de possibilités aromatiques selon le procédé de torréfaction et de préparation. Je ne peux m’empêcher de l’interroger sur les différents types de café qu’on sert traditionnellement dans son établissement afin de connaitre la réelle nature de leur composition.

« L’espresso est la base de tous les cafés qu’on fait. C’est un shot simple ou double avec le même volume d’eau et la même concentration. Après, il y a l’allongé qui est plus clair et tire son goût plus creux dans le grain. » J-P passe ensuite au macchiato, qui signifie « taché » en italien et qui correspond à un espresso simple avec une cuillère de mousse. Le cortado, quant à lui, équivaut à un double espresso avec le même volume de lait moussé. « Le cappuccino est celui qui diffère le plus. Il vient d’une tradition italienne avec un gros nuage de lait moussé. C’est un peu le glorieux chapeau de mousse qui fait l’expérience, mais la tendance est plus à la sobriété en ce moment. » Il finit en me disant que dans le cas du café latté, c’est la prédominance du lait qui ajoute une touche sucrée à l’ensemble en raison de la caramélisation du lactose.

En passant par chaque déclinaison, je réalise qu’il est possible de faire un voyage très surprenant dans l’univers du café. J’esquisse un sourire en songeant que chaque voyage est teinté d’un goût unique qui se rapporte à la version locale de ce breuvage intemporel.

À l’instar du fin amateur de vin, le passionné de café saura déceler les nuances qui se déploient dans sa tasse. J-P reconnaît aussi au produit un effet euphorique qui n’en tient pas seulement à sa teneur en caféine : « Après avoir goûté au café, il y a aussi une sorte d’ivresse, une stimulation. »

« J’ai commencé à boire les fonds de café filtre-tablette-de-fin-de-journée de ma mère vers 9, 10 ans. Ça sentait un peu chocolaté et en plus, elle mettait un peu de lait et de sucre. Il y a un petit trip de goût, mais aussi une dépendance à la caféine qui se crée. Graduellement, en retirant ce qui vient autour, tu commences à goûter plus le cœur du café. Et là, j’étais de plus en plus curieux. Chaque fois que j’ai coupé quelque chose, mon intérêt a grimpé. » C’est donc dire que c’est la curiosité, vecteur des plus grands changements, qui est à l’origine de son histoire d’amour avec le produit.

En terminant notre entretien, j’avais envie de savoir quelles seraient les qualités d’un café parfait pour mon interlocuteur. Il prend une pause pour y songer. « Le café parfait pour moi est d’abord et avant tout généreux. Il est pas plate. Il goûte beaucoup et de plein de choses. Je le veux plein, stimulant, réconfortant, chocolaté et avec un goût de noisette. Il est pluriel. Il en couvre large. »

Texte : Roseline Mathieu
Photos : Roseline Mathieu

Gaufres à l’encre de seiche

Rendement : 6 portions

Ingrédients :
500 ml (2 tasses) de farine
5 ml (1 c. à thé) de sucre
2,5 ml (½ c. à thé) de sel
10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte
2,5 ml (½ c. à thé) de bicarbonate de soude
3 oeufs (jaunes et blancs séparés)
315 ml (1 ¼ de tasse) de babeurre
125 ml (½ tasse) de lait
30 ml (2 c. à soupe) d’encre de seiche
85 ml (1/3 de tasse) de beurre fondu

Préparation :
1. Préchauffer le gaufrier.

2. Tamiser ensemble les ingrédients secs. Réserver.

3. Mélanger les jaunes d’oeufs, le babeurre, le lait et l’encre de seiche. Ajouter les ingrédients secs et fouetter jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter le beurre.

4. Battre les blancs d’oeufs en neige jusqu’à formation de pics fermes. Incorporer délicatement au mélange en pliant à l’aide d’une spatule.

5. Déposer environ 250 ml (1 tasse) de pâte dans le gaufrier, refermer l’appareil et cuire environ 5 minutes. Réserver au chaud. Procéder de la même façon pour le reste de la pâte.

6. Servir avec de la crème fraîche ou du yogourt nature, du caviar de mujol, un poisson fumé, du citron et un peu de verdure.

Note :
C’est une recette super originale pour le brunch qui peut être garnie de multiples façons!

Cantines urbaines

J’ai probablement arpenté l’autoroute 20 plus de 250 fois entre Montréal et le bout flou de l’Atlantique froid. Je me souviens des arrêts fréquents sur cette route du Québec. Des casse-croûtes. Des poissonneries, des bourgots marinés. Des cafés de route qui ne goûtent pas grand-chose. De l’abandon de toute volonté devant la friture, de l’odeur piquante du vinaigre blanc et de l’Orange Crush qu’on décapsule avec plus de satisfaction qu’une bière de déménagement. Et surtout, du réconfort de ces escapades hors de la ville et de ces petits restos de route visités à travers les itinéraires variables de mes étés festifs.

À mi-chemin entre le sel de la patate frite et celui du varech, il y a des lieux qui permettent au temps de filer aussi vite et de shiner aussi bright qu’un ciel de perséides au mois d’août. On vous suggère donc 5 cantines urbaines pour faire durer le plaisir simple et le beau temps de l’été.

Le dépanneur le Pick-Up – Petit repère de quartier
7032 Waverly, Montréal

Véritable petit bijou du Mile-End situé sur la rue Waverly, ce joli dépanneur abrite un comptoir très prisé dans le quartier. On se sent à la fois dans la quincaillerie d’un petit village et dans un snack-bar aux murs en préfini et aux sièges en vinyle rouge vin. Célèbre pour ses sandwichs, ses pâtisseries et ses brunchs aux Perogies, le Pick-Up propose aussi toute une gamme de produits qui honorent le terroir et les artisans du Québec. Le vin de dépanneur n’aura jamais été aussi bio et local. Authentique et sans prétention. Une belle découverte à faire.

Chez Tousignant – Le casse-croûte des classiques
6956 Drolet, Montréal

Chez Tousignant, casse-croûte à l’allure des années 50, est situé à deux pas du Marché Jean-Talon. On y retrouve tous les grands classiques de la traditionnelle cantine québécoise à petits prix, du milk shake vanille au Pogo fait maison. Dans ce petit espace qui brille sous le stainless, le carrelage rose gomme balloune et le vert néon de la devanture, la convivialité est reine. On peut d’ailleurs lire cette sympathique invitation sur le site Web : « Préparé comme ça mérite de l’être : en communauté. De partout, avec toutes sortes de noms, ils font tous partie de la famille. Tous, chez Tousignant ».

Comptoir 21 – La Gaspésie à portée de la main
418 Gilford, 21 Saint-Viateur Ouest , 4844 Wellington et 747 Square-Victoria, 

Multiplié par quatre adresses dans la ville, ce restaurant de Fish & Chips permet une virée gaspésienne à même la métropole. La morue est super flaky, la chaudrée de palourdes offerte au litre et les calmars servis frits et poivrés à souhait. Efficace, convivial et plaisant comme un dernier road trip estival entre la Main et Percé.

Gibeau Orange Julep – La grosse boule
7700 Boulevard Décarie, Montréal

Avec ses 40 mètres de diamètre de fibre de verre à l’orange, le légendaire snack-bar trône fièrement au milieu du bitume et surplombe la suffocante autoroute Décarie depuis maintenant plus de 50 ans. En plus de sa flamboyante architecture, l’endroit est fameux pour son célèbre élixir à base de jus d’orange et de lait, le Julep. Gibeau Orange Julep porte l’ambiance rétroréconfortante des souvenirs jaunis. Comme un Polaroid spontané pris sur un interstate menant aux plages bondées de la côte Est américaine.

Dic Ann’s – The Original
10910 Boul. Pie-IX, Montreal-Nord

Dic Ann’s offre depuis 1954 de délicieux burgers ayant la particularité d’être très plats et savamment assaisonnés. Ce casse-croûte mythique a été nommé en l’honneur de la sauce épicée inventée par le fondateur Dic et son épouse Ann. Le service ultra rapide a déjà permis au restaurant de battre un record mondial et de servir 1 542 burgers en 1 heure. Le restaurant compte plus de 13 franchises à Montréal et ses environs.

#dicanns #theoriginal

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Bref, les cantines urbaines nous invitent à flâner avec la désinvolture des vacances dans ce mois d’octobre qui se rafraîchit doucement. Pour prendre le large encore un peu, pour nous faire du bien, pour nous rappeler la grande route, le fleuve, l’éclat du temps libre et la simplicité des jours d’été.

Texte : Myriam Gendron

 

Noris Ledesma : Seule au combat

On s’était levés tôt pour faire la route de Miami à Choral Gables dans le sud de la Floride, sous un soleil déjà écrasant pour l’heure. À bord d’une voiture louée dont le climatiseur fonctionnait juste à moitié, on a suivi le chemin que nous indiquait le GPS, jusqu’à ce qu’on rejoigne le rang où poussent toutes sortes de plantations commerciales : avocats, bananes, poivrons, mangues et autres.

C’est en regardant le documentaire Fruit Hunters de Yung Chang que nous avions entendu parler du Fairchild Institute, un jardin botanique / centre de recherche qui a pour mission de sauver la biodiversité des plantes tropicales; un peu comme l’arche de Noé, mais pour les fruits. Ce centre est issu de l’initiative de David Fairchild, un botaniste né en 1869, qui, jusqu’à sa mort en 1954, a voué sa vie à l’exploration de tous les continents pour rapporter des plantes aux États-Unis. Plus de 20 000 espèces de plantes sont arrivées ici grâce à lui, dont les cerises, les dattes, les nectarines, l’alfalfa, le soya, le coton et les mangues.

Noris Ledesma chapeaute aujourd’hui l’héritage fruité de David Fairchild. Cette dernière nous a donné rendez-vous dans l’une des propriétés du Fairchild Institute qui lui a été attribuée pour réaliser son projet de vie : poursuivre ses recherches sur les mangues – une plantation de 20 acres sur laquelle se trouve une maison centenaire cachée au milieu d’une épaisse barricade d’arbres débordant de fruits mûrs. Un jardin d’Éden des temps modernes comprenant des avocats gros comme nos têtes qui se balançaient dans l’air humide juste à la hauteur de nos mains, des fruits du dragon fuchsia qui mûrissaient au soleil, d’énormes fèves beiges trop mûres pour rester accrochées à leurs branches qui jonchaient le sol. Des figuiers, des palmiers garnis de belles grosses noix de coco jaune soleil et un autre arbre rempli de fruits rouges ressemblant à des poires, l’akée qui, semble-t-il, peut tuer sur-le-champ quiconque oserait en prendre une mordée alors qu’elle n’est pas encore mûre. Une des femmes de David Fairchild aurait d’ailleurs perdu la vie en y goûtant!

Elle était là, notre belle Colombienne, en chair et en os, telle que vue dans le documentaire, avec un sourire aussi large que les énormes fèves qui cassaient sous nos pieds. Il devait faire 46 000 degrés dehors. La sueur nous ruisselait dans le dos alors qu’on discutait dans l’entrée. Noris nous attendait avec un déjeuner déjà servi : du fromage dans l’huile avec des herbes, des biscottis, des gros morceaux de mangue orangée et juteuse à souhait – on devinait qu’elle venait d’être cueillie – et d’énormes haricots ressemblant à des olives. C’était des « pépins » de jackfruit  ou fruit du jacquier, un énorme fruit, le plus gros au monde, poussant à même un arbre, en fait. Elle les avait fait bouillir, puis nous les a servis avec du sel.

Noris est une passionnée. On la suivait alors qu’elle nous entraînait à travers les rangées d’arbres sur sa terre. Alors que Mathieu et moi esquivions les nombreuses toiles d’araignées qui s’étendaient du sol jusqu’à la partie la plus haute des arbres – avec des centaines d’araignées dedans – Noris elle, avançait sans hésitation en nous jasant avec cet adorable accent colombien. Elle nous a montré les avocats, les mangues et les énormes fruits du jacquier, que nous voulions absolument voir de plus près. Au Québec, on trouve plutôt ce fruit en conserve dans les épiceries asiatiques. On en fait du faux pulled pork  notamment, en y ajoutant épices et condiments. On a pu en cueillir un, Mathieu devait tenir le gros fruit tandis que Noris coupait la tige avec un sécateur. Le fruit s’est laissé tomber mollement de tout son poids. Selon mes calculs il devait peser au moins quarante livres, mais les fruits du jacquier peuvent facilement atteindre soixante-dix livres! On a même pu l’ouvrir – les mains enduites d’huile végétale parce que le fruit du jacquier laisse échapper une sève collante qui rappelle la gomme à mâcher. À ce moment-là, tout ce que nous savions à propos du fruit du jacquier c’était qu’il n’avait pas vraiment de saveur et que sa chair beige pouvait s’effilocher. Mais à l’état frais, c’est une tout autre histoire! La chair présente une belle couleur jaune pastel et son goût rappelle un peu celui de l’ananas.

La mangue : un amour viscéral
Noris a grandi avec sa grand-mère en Colombie et toute son enfance a été bercée par la présence des arbres à fruits tropicaux qui poussaient dans sa cour. Les fruits sont toute sa vie. Mais son préféré, c’est la mangue. Pour Noris, la mangue n’est pas qu’un simple fruit, c’est un mode de vie qui lui a permis de faire le tour du monde. Selon elle, la mangue n’a rien à envier aux autres fruits, comme les bananes par exemple : « les bananes n’ont pas d’âme! Elles sont pratiques, elles nous viennent dans un bel emballage naturel, elles remplissent l’estomac, elles sont économiques, mais elles ne nous atteignent pas au coeur. Les mangues nous connectent à nos souvenirs. Elles ne sont pas qu’un fruit, elles sont des bonbons offerts par la nature. Elles me projettent dans mon enfance, dans mes racines. C’est comme l’odeur d’une tarte de grand-maman, ça vient secouer en dedans, ça m’émeut. Les mangues sont complexes, elles ont toutes des caractères différents, des parfums et des couleurs propres à chacune, elles sont comme des personnes finalement ».

Vous trouverez l’article complet dans le numéro 010 – Pigment.

Texte : Hélène Mallette
Photos : Mathieu Lachapelle et Hélène Mallette

Lueurs : effluves de mille lieux

Noir.
Scratch.
Étincelle.
Lueur.
Odeur.
Combien de fois dans ma vie cette série de mots m’a réchauffée, dedans comme dehors.
Ouvrir les fenêtres et allumer une chandelle, des gestes que je pose pour marquer chaque nouveau petit départ.
Au matin pluvieux ou lumineux, au milieu de l’après-midi quand j’ai l’impression que ma journée est allée s’échouer aux pays des heures perdues, la fin de semaine en espérant que l’air nouveau donnera envie au dimanche de rester plus longtemps que prévu.

Créer une lumière pour illuminer et réchauffer chaque moment, c’est un peu aussi ce qui anime Guillaume Couture, propriétaire de Lueurs, une petite entreprise créative de Québec qui se consacre à la production de chandelles. « À l’origine, Lueurs est venu du fait que ces petites bougies apportaient une chaleur et une lumière naturelle dans mon appartement. Cette lumière naturelle est pour moi cent fois plus chaleureuse qu’une lampe 60W » explique-t-il.

Toutes faites à la main à base de cire naturelle et d’huiles essentielles biologiques, chaque chandelle porte le nom d’un lieu. « J’ai énormément de souvenirs reliés aux odeurs, qui refont surface ponctuellement. Le lien entre les deux est très fort pour moi, et je voulais recréer ce lien en l’illustrant à l’aide d’endroits physiques » déclare Guillaume. Tandis que certaines odeurs lui rappellent d’où il vient, comme la bougie Laverlochère, par exemple, un village du Témiscamingue qui sent les conifères et où il a habité pendant deux ans, d’autres sortent tout droit de son imaginaire et de l’idée qu’il se fait de ces endroits.

Le branding de Lueurs est simple, magnifique et tellement évocateur. De petits pots de verre, des étiquettes aux traits délicats, noirs et blancs, dessinés par son amie et illustratrice, Marie-Lise. Juste ce qu’il faut pour nous donner envie de mettre le feu à la mèche. Pourquoi ne pas avoir choisi la couleur ? « Je crois que même un produit aux couleurs neutres peut être coloré, mais en passant par d’autres sens » m’explique-t-il.

Tout récemment, de nouveaux contenants se sont imposés dans le processus créatif. Guillaume fouille les brocantes et les marchés aux puces à la recherche de pots de grès, de vases et de tasses. Il s’inspire de leurs couleurs, formes, et différentes matières pour y faire couler l’odeur des lieux dans lesquels il nous invite à nous plonger. C’est sa façon de donner aux récipients une personnalité, de les propulser dans leur deuxième vie. Une deuxième vie, il en donne aussi une à la cire des chandelles, qui peut également être utilisée comme huile à massage une fois fondue.
Ici, rien ne se perd, tout sert à nous faire sentir mieux.

Lueurs pigmente l’ombre de sa lumière, l’air de ses effluves et nos petites vies de chaleur, de souvenirs et de douceur.

www.leslueurs.com.

Texte : Elizabeth Cordeau Rancourt
Photos : Guillaume Couture, CATHB

Dînette 010 – Pigment

Pigment
Tel un cristal qui défragmente un spectre de lumière, on célèbre toutes les couleurs visibles à l’œil humain. On les explore et on les étudie dans une optique différente, on se penche sur leur importance dans le monde de l’alimentation. On travaille les fruits frais et les légumes du marché, on se fait notre propre répertoire, on se crée notre propre nuancier. Les couleurs vives et pastel sont à l’honneur; comme des coups de pinceau sur un canevas blanc, elles prennent vie sur nos pages. Honorant l’union de la nature et de l’humain, elles tourbillonnent dans une fresque éblouissante qui éclabousse les yeux et les papilles.

Le numéro « Pigment »présente :

– Analyse sur les colorants alimentaires
– Dossier architecture sur l’art déco de Miami Beach
– Dossier recettes Noir / blanc
– L’instagrammeuse @maggie_pate et ses teintures naturelles
– Portrait de Jay Gladue, un chef aux origines Cries
– Entrevue avec Charles-Antoine Crête du Foodchain
– Ode aux couleurs organiques du Maroc
– Essai photo sur les couleurs Pantone et les Fromages d’ici

Détails : 164 pages, impression offset, couverture « soft touch » velouté. Imprimé au Québec
Date de publication : 14 septembre 2017
Livraison entre 7 et 10 jours ouvrables

Tataki de thon, edamame, wasabi, miso, sésame

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Rendement: 4 portions entrées

Ingrédients:
1 pavé de thon frais d’environ 225 g (½ lb)
10 ml (2 c. à thé) d’huile végétale
15 ml (1 c. à soupe) de pâte de miso
45 ml (3 c. à soupe) de mirin (vin de riz, dans la section produits asiatiques à l’épicerie)
5 ml (1 c. à thé) de wasabi en poudre
20 ml (4 c. à thé) de jus de lime
45 ml (3 c. à soupe) de sauce tamari
30 ml (2 c. à soupe) d’oignons verts émincés finement
5 ml (1 c. à thé) de graines de sésame rôties
85 ml (1/3de tasse) de fèves de soya (edamames) écossées, surgelées et décongelées
Micro-pousses de coriandre ou quelques feuilles de coriandre
Sel et poivre du moulin.

Préparation:
1.Assaisonner le thon de tous les côtés. Chauffer l’huile dans une poêle à feu vif. Lorsqu’elle est très chaude, saisir le thon 5 secondes de chaque côté puis déposer sur un papier absorbant.

2.Dans un petit bol, fouetter ensemble le miso, le mirin, le wasabi, la lime, le tamari, l’oignon vert et le sésame. Réserver.

3.Trancher finement le thon et déposer dans une assiette. Parsemer d’edamames et de coriandre. Servir avec la sauce

 

 

Burrata pour l’apéro

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DES INGRÉDIENTS DÉJÀ PRÊTS + PAS DE QUANTITÉS PRÉCISES + ZÉRO CUISSON OU PRESQUE = PRÊT À MANGER

À déguster avec des amis, la burrata est un fromage frais à pâte filée ressemblant beaucoup à la mozzarella fraîche. Son cœur est crémeux et elle nous transporte en vacances dans des contrées italiennes au bord de la mer. On la sert avec des légumes frais ou grillés, des herbes et de l’huile d’olive. Elle nous charme avec sa fraîcheur et sa simplicité. Par contre, la burrata peut être difficile à dénicher par moments, on vous a donc préparé une assiette de burrata, mais avec une bonne mozzarella Di Bufala fraîche, qui assure tout autant.

Ingrédients:
Burrata ou mozzarella Di Bufala
Artichauts rôtis
Aubergines rôties
Asperges rôties
Noix de pins rôties
Prosciutto, speck ou autre charcuterie tranchée finement
Basilic frais
Oignon rouge émincé
Une bonne huile d’olive
Quelques traits d’un bon vinaigre (xérès ou balsamique)
Fleur de sel
Poivre du moulin

Préparation:
Déchirer la mozzarella en gros morceaux et déposer harmonieusement sur un plateau avec les autres ingrédients. Arroser d’huile d’olive, de quelques traits de vinaigre et saupoudrer de fleur de sel et de poivre du moulin

Boulart

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Vous avez fort probablement déjà mangé (et peut-être même acheté) du pain Boulart sans le savoir. C’est que l’entreprise fondée et dirigée par Michel Saillant fournit en pain un grand nombre d’épiceries et de restaurants, souvent pour leur marque maison.

Nous avons visité les locaux de Boulart à Lachine en compagnie de M. Saillant, qui malgré son agenda bien rempli, nous a expliqué en détail les rouages de sa compagnie et de sa machinerie en étant généreux de son ingrédient secret : le temps.

Parce que le temps, c’est de l’argent, mais c’est aussi ce qui permet aux pains de Boulart d’obtenir une qualité artisanale en fermentant quelques heures. L’usine, qui compte maintenant trois lignes de production qui peuvent chacune produire plusieurs milliers de baguettes par jour, fonctionne à plein régime 24 h sur 24… lentement. De quoi donner raison à la fable du lièvre et de la tortue, même en boulangerie.

Michel Saillant, Entrepreneur en série
À propos du succès de son entreprise, qui compte 90 employés et dont le chiffre d’affaires dépasse maintenant les 50 millions de dollars en vente, M. Saillant demeure très terre-à-terre : « J’ai été entrepreneur toute ma vie. Je me suis cassé la gueule tellement souvent : tu fais des affaires, t’apprends. » C’est vrai qu’il y a beaucoup de chemin parcouru depuis sa première compagnie de tonte de gazon : après avoir construit une maison dans les Laurentides avec son meilleur ami et déménagé aux États-Unis avec les profits de la vente, il ouvre en 1979 le deuxième bar à jus de toute la Californie. À son retour au Québec, il fait une incursion d’environ dix ans dans l’industrie de la mode puis en 2000, par un concours de circonstances, il atterrit chez Pain Doré comme consultant, où il restera jusqu’à 2004.

C’est donc en mars 2004 que débute l’aventure Boulart, alors nommée Baguetteco. « Mon idée, quand je l’ai créée, c’était de reproduire exactement ce que fait l’artisan, de façon industrielle, en grand volume, et vendu surgelé. Ç’a été plusieurs millions d’investissements. Pas de clients, et je ne suis pas boulanger. Un petit défi! », lance Michel Saillant avec le sourire. À maintenant 56 ans, il sait que les trois ans de travail pour trouver son financement en valaient la chandelle. Il obtient donc les fonds en novembre 2007, quelques mois avant la crise financière de 2008. La production débute environ un an plus tard.

« La congélation était une des grandes solutions, à cause des pertes et à cause de la qualité », explique- t-il. Son produit se conserve ainsi 270 jours, et ses clients peuvent répondre plus facilement aux variations de la demande en limitant le gaspillage. Avec la baguette ciabatta, son produit signature, Boulart a lancé « un produit qui n’existait pas en Amérique du Nord. »

Qu’est-ce qui distingue votre modèle d’affaires des autres boulangeries du Québec?
J’ai toujours dit que j’étais un industriel artisan. Ces deux mots ne vont pas ensemble, mais quand tu regardes mon pain, si tu ne vois pas mon usine, tu penses que c’est fait à la main. […] Le boulanger du coin va toujours avoir sa place et va toujours survivre dans son quartier, parce qu’il a une proximité. Et moi, je peux distribuer à la masse; je rends la qualité accessible à tous. C’était ça le but de mon projet initial. Alors tout le monde a sa place. Moi je ne dénigre pas l’artisan, au contraire, je l’aime parce qu’il est sexy et parce qu’il éduque les gens.

Quel a été le plus grand défi dans l’industrialisation de Boulart?
« Personne ici ne touche au produit, c’est 100 % fait à la machine. » De nombreux facteurs influencent le pain : l’humidité, la température, le pétrissage et la farine (que Boulart utilise non blanchie, non traitée, non corrigée chimiquement et sans additif). « Quand tu veux amener [la production] dans un contexte industriel, c’est vraiment un défi, parce que tu ne peux pas commencer à corriger et à changer. »

On a réussi à développer des standards où on fait du pain de grande masse, mais on est en mesure de contrôler les spécificités du produit sans réduire la qualité.

Comment faites-vous pour contrôler la qualité de votre produit?
Ici, j’investis beaucoup dans mes systèmes. J’ai 57 caméras [pour avoir à l’oeil tout le processus]. Tout est traçable, et tout le monde le voit. On a un oeil sur la qualité.

Est-ce que vous constatez un changement dans l’industrie du pain depuis vos débuts avec Pain Doré en 2000?
Le pain blanc représente encore 75 % de mes ventes, c’est énorme. Les pains de grains commencent à prendre de l’ampleur, on voit qu’il y a une tendance.

Quel est le plus grand défi de la mise en marché dans les épiceries?
Le plus gros défi est dans l’exécution. On parle d’un produit frais. […] Je n’ai aucun contrôle sur le traitement de mon produit : c’est ça le plus grand défi [et la plus grande frustration]. Ceux qui exécutent bien ont un succès phénoménal.

Quels sont vos projets futurs pour votre entreprise?
« Notre plus forte croissance, c’est dans l’Ouest américain. […] On a un modèle, on peut l’exporter, on peut le déplacer pour se rapprocher de nos marchés. » Le projet d’une nouvelle usine sur la côte Ouest est donc dans les plans, sans pouvoir s’avancer sur le « quand ». C’est à suivre!

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Texte: Maryse Boyce
Photos: Sylvie Li

Mojito lavande et bleuets

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Rendement: 1 mojito et 500 ml (2 tasses) de sirop

Ingrédients:
SIROP DE LAVANDE
250 ml (1 tasse) d’eau
250 ml (1 tasse) de sucre
15 ml (1 c. à soupe) de lavande

MOJITO
1 branche de menthe fraîche effeuillée
45 ml (1 ½ oz) de rhum blanc
30 ml (1 oz) de jus de lime
30 ml (1 oz) de sirop de lavande
1 poignée de bleuets
Glace en quantité suffisante
60 ml (2 oz) de soda

Préparation:
1.Porter à ébullition l’eau, le sucre et la lavande. Remuer et laisser frémir quelques minutes jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissous. Éteindre le feu et laisser infuser  15  minutes  avant  de  filtrer,  puis  laisser  refroidir
complètement.

2.Dans un verre, écraser les feuilles de menthe avec le rhum, la lime et le sirop de lavande à l’aide d’un pilon. Ajouter les bleuets et écraser légèrement.

3.Ajouter le soda, remuer, remplir de glace et servir.

NOTE: Le sirop de lavande peut se conserver 1 mois au frigo dans un contenant hermétique.

 

 

5 endroits Instagram incontournables à voir en Gaspésie

À quelque 11 heures de Montréal, on retrouve la ville de Percé point d’attache de notre séjour express en Gaspésie. Perché à flanc de colline à la pointe de la Gaspésie, cette péninsule au centre-est du Québec est bordée par le fleuve Saint-Laurent. On y retrouve des villages de pêcheurs, une odeur saline et des falaises rougeâtres sur lesquels on peut rouler des heures durant. On aurait aimé y passer des semaines, mais on a fait un séjour express de 4 jours.

Un point d’encrage au cœur d’un calme inspirant avec Riotel hotel
La mini-chaîne d’hôtel Riotel a fait office de quartier général pour cette escapade d’un long weekend. Des vues époustouflantes dans chacune des succursales, un personnel accueillant, et des chambres confortables, parfaites pour partir explorer cette belle région qui nous était jusqu’à maintenant inconnue.

Voici nos 5 destinations photo à mettre sur votre radar lors d’une courte escapade en Gaspésie.

La microbrasserie Pit Caribou propose un pub au village de Percé. Par contre, c’est vraiment à la microbrasserie ou la bière se brasse que vous pourrez apprécier cette bière, mais aussi la mer qui vient se jeter sur la terrasse de cet endroit fréquent pas les gens locaux.

La Rivière aux émeraudes est un petit paradis terrestre. De plus en plus fréquenté par les touristes lors des journées chaudes, en début de journée, l’endroit est normalement complètement désert et on s’y sentirait en Croatie, mais en plein cœur de la Gaspésie!

Entre deux magazines, on aime prendre la route quelques jours et partir vers l'inconnu. En voiture, sans GPS, avec juste notre intuition et quelques tuyaux de gens locaux, on part à la recherche des secrets les mieux gardés de chaque région : les cantines de bord de mer, les sentiers de forêts brumeux et les meilleurs endroits pour faire des photos. La @banquenationale nous a demandé de vous partager quels détours suivre pour faire des découvertes uniques et accessibles en voyage cet été. On a découvert ce spot en Gaspésie, la Rivière aux Émeraudes, un bassin d'eau alimenté par l'eau pure des montagnes. On s'est crus en Croatie tellement l'eau était turquoise et claire. On pouvait voir le fond comme dans une piscine. #ad #banquenationale #explorecanada

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Pratiquement chaque village possède sa propre plage, on en trouve même des désertes un peu partout, juste à s’arrêter sur le bord de la route et marcher quelques pas.

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Un classique, le Rocher Percé. Ce magnifique roc qui se tient bien droit à quelques mètres de la côte. Des milliers de touristes l’admirent toute la journée, mais vers 4 heures du matin, on a l’impression d’être au bout du monde.

?? Rocher Percé #4hdumatin #explorecanada

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En provenance de Gaspé, ce S parfait est la grande finalité avant de plongé vers la ville de Percé.

La route qui serpente la côte avant d'arriver à Percé. ?? #explorecanada

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Cuisine voisine

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Lancée en août 2015, Cuisine Voisine favorise les échanges entre voisins, en découvrant, par l’entremise de leurs plats, leur culture, leurs expériences et leurs passions.

Tout débute avec l’histoire de deux voisines, chacune mère de trois enfants. Kathleen McDonald travaille en ville et Madeleine, sa voisine, reste à la maison pour s’occuper de la marmaille. Madeleine a un talent fou pour la cuisine, concoctant ses plats avec bonheur et amour. Généreuse de nature, elle va porter des plats à sa voisine Kathleen qui, parfois, rentre tard, exténuée. L’éclosion de cette grande amitié fut l’élément déclencheur de Cuisine Voisine, que Kathleen McDonald a fondé avec l’aide de Martin Tremblay et Geneviève Benoît, de Productions Les Affranchis, qui ont apporté leur expertise du Web dans cette belle aventure.

Comment ça marche?
Le principe de Cuisine Voisine est simple. Par l’entremise de la géolocalisation, l’internaute trouve les plats disponibles à proximité de son quartier. En quelques clics, ce dernier a accès à une variété de plats et peut en apprendre davantage sur ses voisins. « Oui, on peut y acheter la bonne vieille sauce à spaghetti, mais on peut aussi y trouver des plats ethniques comme le Ohn no khao swè, un plat d’origine birmane à base de poulet. Les Cuistots de Cuisine Voisine sont libres de proposer ce qu’ils ont envie de partager avec leurs voisins et d’offrir les plats qui ont une signification pour eux » souligne Camille Boulais-Pretty, gestionnaire de communauté pour Cuisine Voisine. En ce qui a trait au prix des plats, ils varient en moyenne entre quatre et huit dollars par portion. Au final, les Cuistots déterminent la juste valeur de leurs créations culinaires. L’entreprise propose également des cours de cuisine pour ceux et celles qui souhaitent parfaire leurs connaissances. « L’économie d’aujourd’hui se dirige vers une économie dite de partage. Nous voulons donc aider les Cuistots de Cuisine Voisine à apprendre les rudiments de la cuisine, mais également leur offrir l’opportunité d’apprendre les rouages du monde des affaires et ainsi leur permettre de développer leur propre microentreprise. »

Lancer le concept dans sa propre ville 
Comptant actuellement une clientèle majoritairement montréalaise, Cuisine Voisine est également offerte dans d’autres villes telles que Québec et Trois-Rivières. Heureusement pour les épicuriens à travers la province, le programme Ambassadeur de Cuisine Voisine permet de démarrer le service dans son quartier ou sa région. « L’Ambassadeur aide à faire grandir la communauté Cuisine Voisine et permet à ses membres de se rencontrer, de sentir, de goûter et de partager histoires et saveurs tout en découvrant la cuisine et la culture de son voisin. »

Partenaire du web
Le Web et les médias sociaux jouent un rôle essentiel dans la croissance de son réseau gourmand. « Un des avantages d’une plateforme Web telle que Cuisine Voisine est qu’elle permet une visibilité accrue et une simplification des moyens de transaction. Les bons plats cuisinés par l’un peuvent être achetés par l’autre avec un minimum d’investissement financier de la part du Cuistot et un système de transaction merveilleusement simple. » Il est très rafraîchissant de découvrir l’existence d’un site Web transactionnel (et québécois!) qui favorise l’entraide et la camaraderie. Longue vie à Cuisine Voisine!

COOKSFROMHOME.COM

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Texte: Stéphanie Chicoine
Illustration: Benoît Tardif, Colagene Clinique Créative

Les sirops LAB

Pour les bartenders du Lab, le comptoir-bar du Plateau- Mont-Royal, les cocktails sont de véritables oeuvres d’art tant dans leur présentation que dans leur façon de charmer et surprendre les papilles de ceux qui ont la chance de s’y tremper les lèvres. Le Lab propose désormais sa propre gamme de sirops québécois faits à base d’ingrédients 100 % naturels; épices exotiques, herbes, noix et fruits, tout ça sans agent de conservation ou colorant, pour réaliser nos propres cocktails à la maison.

Nous sommes tombés amoureux de ces sirops et avons eu la chance de les savourer à notre dernier lancement dans de charmants cocktails créatifs et raffinés surmontés, entre autres, de feuilles de basilic frais, de concombre et de lavande. Si vous n’étiez pas là, pas de panique, on vous donne les recettes!

Le Lab propose des sirops comme le Tikki 1930 pour s’agencer à vos préparations tropicales, le sirop BBQ tropical avec ses notes fumées, épicées et fruitées, l’Orgeade qui ajoute une touche douce et veloutée ou le Tonique artisanal aux notes florales et d’agrumes frais. Conçus et préparés de façon artisanale, les sirops Lab, au plaisir de tous, se prêtent tant aux cocktails qu’à la cuisine, en ajoutant une savoureuse complexité de saveurs aux mélanges pour une expérience gustative surprenante, unique et intense!

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L’IMPROVISTE
2 feuilles de basilic pilées
½ oz d’orgeade Lab
½ oz de jus de lime
2 oz de jus d’ananas
1 oz de vodka Sobievski
1 oz d’absinthe Absente 55

Garnitures:
Feuilles de basilic

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LE PROVENÇAL
1 trait de bitter de lavande
1 oz de jus de canneberge blanc
½ oz de sirop simple Lab
½ oz de vermouth blanc Dolin
1 ½ oz de gin Citadelle

Garnitures:
Tranches de concombre

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Texte: Hélène Mallette
Photos: Maude Chauvin

Sandwich BLT végé, « bacon » de noix de coco maison

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Rendement: 4 gros sandwich

Ingrédients:
« BACON » DE NOIX DE COCO
250 ml (1 tasse) de copeaux de noix de coco
10 ml (2 c. à thé) de sauce soya
1 pincée de poudre d’ail
15 ml (1 c. à soupe) de sirop d’érable
5 ml (1 c. à thé) de fumée liquide
5 ml (1 c. à thé) de sauce piment Sriracha

MAYONNAISE AIL ET BASILIC
250 ml (1 tasse) de mayonnaise maison ou du commerce
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde de Dijon
1 gousse d’ail hachée
85 ml (1/3 de tasse) de basilic frais haché grossièrement
1 gros pain carré type focaccia ou 8 tranches d’un bon pain campagne
Quelques poignées de verdure au choix
3 belles tomates mûres tranchées
Quelques poignées de luzerne
Sel et poivre du moulin

Préparation:
Préchauffer le four à 165 °C (325 °F).

1.Préparer le « bacon » de noix de coco. Dans un bol, mélanger délicatement, la noix de coco, la sauce soya, la poudre d’ail, le sirop d’érable, la fumée liquide et la sauce Sriracha.

2.Étaler en une seule couche sur une plaque tapissée d’un papier parchemin. Enfourner 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce que la noix de coco soit dorée. Laisser refroidir.

3.Dans un petit bol, mélanger la mayonnaise, la moutarde, l’ail et le basilic, poivrer généreusement et réserver au frais.

4.Chauffer le pain au four quelques minutes. Trancher en deux puis tartiner de mayonnaise. Sur la base, répartir la verdure et les tomates, assaisonner puis garnir de noix de coco fumée et de luzerne. Refermer puis couper en quatre portions avant de servir.

Jason Cantoro

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À cheval entre la photographie, le collage, la peinture et la sérigraphie, Jason Cantoro, artiste montréalais, nous présente des oeuvres colorées qui sont souvent empreintes de son passage dans les rues de la ville. Ne se limitant pas à un seul médium, sa technique lui permet de pousser davantage sa démarche et son travail alors que son style unique le fait aisément sortir du lot.

Montréal comme trame de fond
Nous l’avons rencontré dans son atelier afin de mieux comprendre son processus de création, quoi que celui-ci diffère d’une oeuvre à l’autre. Son travail débute d’abord par une inspiration photo. Son appareil le suit partout et Jason capture des images qui l’inspirent; des clichés de ce qui l’entoure, principalement des paysages urbains, mais pas uniquement, car il croit fermement qu’il ne faut pas se limiter, qu’il faut se laisser surprendre par l’inconnu. Ensuite, il retouche les images. Parfois, certaines d’entre elles nécessitent d’être mises de côté pour y revenir plus tard. Très intuitivement, Cantoro se laisse guider par cette force intérieure. Après avoir imprimé la photo sur un acétate, il la transfère sur une soie qui lui permet d’en faire une sérigraphie sur un support qui l’inspire; soit du bois, du coton, du papier… S’ajoutent ensuite d’autres images plus abstraites créées à partir de collages, ou travaillées numériquement, toujours en sérigraphie.

Il peut commencer plusieurs pièces en même temps et il les peaufine à coups d’inspiration. L’artiste donne le temps à ses oeuvres de prendre forme et d’arriver à maturité. Il est sensible à ce qui l’entoure et tout peut être prétexte à amener sa création plus loin. Une erreur peut justement entraîner une découverte qui n’aurait pu se produire d’une façon réfléchie. Le résultat : une composition de plusieurs couches d’images qui porte à réflexion. Cantoro tente de présenter un point de vue et son contraire, en laissant une ouverture pour que chacun puisse interpréter l’oeuvre de façon personnelle.

Un artiste aux multiples talents
N’imposant aucune limite à son talent, Jason a aussi développé en parallèle un travail de designer graphique. Il a, entre autres, créé l’image de marque de l’entreprise montréalaise LOWELL, qui fabrique sacs et accessoires, ainsi que le design du foodtruck M. Crémeux. Il a aussi fait des pochettes d’artistes et créé le papier peint du restaurant Lawrence à Montréal. Il n’y a pas à dire, cet homme est un touche-à-tout bourré de talents! Cette diversité est importante pour lui, car un projet nourrit l’autre et propulse son travail toujours plus loin. Travailler pour des clients ou des marques lui permet de réaliser des projets qui sont un peu différents de ce qu’il aurait fait lui-même et c’est ce qu’il aime.

Il nous confie avec un grand sourire qu’une des choses qui le rend le plus fier est, sans aucun doute, le fait d’apporter une 3e dimension à ses oeuvres et de se diriger de plus en plus vers l’art public. Ayant souvent introduit Montréal dans ses oeuvres, le fait de les retrouver dans la ville elle-même prend, pour lui, beaucoup de sens.

Se dévouer à son art
Dès ses études terminées, Cantoro a commencé à se consacrer complètement à son art. Plus de 12 ans plus tard, il présente une signature personnelle et s’est forgé une place bien à lui. Il travaille maintenant avec une assistante et une agente qui lui permettent de se consacrer pleinement à la création. Son atelier sur la rue De Gaspé à Montréal est aussi le point de vente principal où son agente et lui accueillent les clients. Il aime ce contact direct avec les gens et la possibilité de leur faire découvrir sa méthode de travail ainsi que son atelier.

Montréal, port d’attache
Bien qu’il aime voyager pour s’inspirer et collectionner d’autres images, Montréal est pour lui une grande source d’inspiration et son port d’attache pour la création. Selon lui, la ville offre la possibilité d’évoluer de façon intéressante en tant qu’artiste. Le seul bémol : celle-ci est frileuse par rapport à son appui des artistes locaux. Aux yeux de Cantoro, on retrouve à Montréal une relève artistique dont il faut être fier!

JASONCANTORO.COM

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Texte: Marie des Neiges Magnan
Photos: Cindy Boyce

Salade grecque, betterave, origan, feta

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Rendement: 4 portions

Ingrédients:
500 ml (2 tasses) de tomates de saison en morceaux
2 concombres libanais en rondelles
3 mini poivrons de couleur ou 1 demi-poivron émincé
1 petite betterave Chioggia émincée très finement à la mandoline
125 ml (½ tasse) d’olives au choix
45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive
15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre de vin rouge
65 ml (¼ de tasse) de feta en petits cubes ou émietté
3 branches d’origan frais effeuillées
Sel et poivre du moulin

Préparation:
1.Déposer tous les légumes et les olives dans un bol. Arroser d’huile d’olive et de vinaigre, assaisonner.

2.Ajouter le feta et l’origan, remuer délicatement. Servir simplement avec un bon pain frais et de l’huile d’olive.

Ceviche de poisson blanc, lime, jalapeno, tomate

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Rendement: 4 portions entrées

Ingrédients:
225 g (½ lb) de poisson blanc très frais, tranché finement
Jus d’une ou deux limes
15 ml (1 c. à soupe) d’oignon rouge en petits dés
10 ml (2 c. à thé) de piment jalapeno frais haché
30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive et un peu plus pour la finition
15 ml (1 c. à soupe) de coriandre grossièrement hachée
Zestes d’une demi-lime
45 ml (3 c. à soupe) de concombre en petits dés
45 ml (3 c. à soupe) de tomates épépinées en petits dés
45 ml (3 c. à soupe) d’avocat en petits dés
Quelques feuilles de coriandre fraîche
Chips de tortillas de maïs
Quelques quartiers de lime
Sel et poivre du moulin

Préparation:
1. Déposer les morceaux de poisson dans un bol. Arroser généreusement de jus de lime, assaisonner, puis ajouter les oignons, les jalapenos, l’huile d’olive, la coriandre hachée, les zestes de lime, le concombre et les tomates. Mélanger et
laisser reposer au frais une dizaine de minutes.

2.Rectifier l’assaisonnement au besoin et dresser dans une assiette. Parsemer de dés d’avocats, de coriandre, de quelques traits d’huile d’olive et servir avec des chips de tortillas de maïs et quelques quartiers de lime.

NOTE:
Il est primordial de bien assaisonner un ceviche, il doit également être assez acidulé, n’hésitez pas à ajouter plus jus de lime au besoin.

Chez Victoire

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On a tous un restaurant familier, un endroit où, dès qu’on y met les pieds on s’y sent comme chez un ami. Cet ami qui vous attendait pour une soirée depuis longtemps, qui est allé éplucher sa liste de vins, qui a fait des détours pour trouver le bon élixir qui s’harmonisera parfaitement à vos goûts. Votre ami s’est mis aux casseroles toute la journée pour vous servir un plat copieux, savoureux, mais tout en fraîcheur. Cet ami pour moi, c’est le restaurant Chez Victoire, sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal.

Chez Victoire, on vous propose un amalgame de modernité, de fraîcheur avec une touche de convivialité et bien sûr, une cuisine qui se démarque. Depuis plusieurs années déjà, ce restaurant de quartier reste bien campé malgré la concurrence.

Un menu saisonnier 
Le talentueux chef Alexandre Gosselin est au fourneaux de l’établissement depuis bientôt 6 ans. Avec toujours autant de fougue et cette envie de partage, Gosselin puise ses inspirations dans les nombreux voyages qu’il a faits. Ajoutant toujours une touche d’originalité, le chef conçoit un nouveau menu chaque saison pour satisfaire les plus grands épicuriens. Vu leur popularité, les classiques de la carte, eux, subsistent au menu qui, pour sa part, tâche de présenter toujours davantage de produits québécois.

Le frais au cœur de la table
La traditionnelle salade Tomate & mozzarella di Bufala est toujours au menu pour plaire autant aux habitués de la place qu’aux nouveaux venus. Mais nous avons opté pour trois nouveautés du rafraîchissant menu du chef. Ces trois plats se partageaient bien pour en faire un repas pour deux personnes.

L’assiette de porco tonato est tout simplement sublime avec son bacon en fond d’assiette et le thon albacore saisi déposé sur le dessus parsemé d’oignons verts et de yuzu kosho (petite gelée de piments et de zeste de citron asiatique). J’aime particulièrement les plats qui sont frais en bouche, ceux desquels s’échappent des saveurs uniques.

Le second plat, les carottes fanées, idéal comme entrée, est composé de carottes rôties, servies froides, accompagnées de pain brûlé, de crème sure et de fins morceaux de fromage maison. Cette assiette est vraiment surprenante, différente, mais ô combien délectable! Et pour finir, nous avons reçu l’impressionnante assiette de choux-fleurs rôtis et truffes. Je n’aurais jamais pensé savourer un chou-fleur, mais c’est chose faite. Souvent décliné en potage, il ne m’avait encore jamais charmé, mais ce n’est que chose du passé à présent! Servi rôti, ce chou-fleur est recouvert, sans être imbibé, d’une brouillade d’oeufs et de beurre noisette. Il est croquant sous la dent et on retrouve, sur la planche sur lequel il est servi, du bacon poêlé et de nombreuses noisettes, elles aussi grillées à la perfection. C’était nouveau et audacieux comme plat, une belle découverte!

Des vins choisis avec soin
Pour faire équipe avec le chef, Syndie Goineau se charge de la gestion de la salle et du personnel, mais surtout, étant sommelière de formation, elle a bâti une carte des vins sublime. Grande voyageuse elle aussi, elle parcourt les vignobles pour dénicher de petites merveilles. Des producteurs qui prennent soin de leur sol, de leurs vignes, mais surtout qui livrent un produit de qualité, qui se démarque par son unicité. Beaucoup de vins bio, certains en biodynamie et plusieurs classifiés comme vins nature se retrouvent dans l’impressionnante carte des vins de Chez Victoire. Il y a aussi beaucoup de changements et d’ajouts, la carte se renouvelle sans cesse au grand plaisir des fins connaisseurs et des amateurs. Charmante restauratrice, Syndie partage ses connaissances et tente de vous trouver la perle rare quand il est question de vin.

Chez Victoire mérite ses éloges; Alexandre Gosselin et Syndie Goineau travaillent fort pour mener ce navire. Avec un troisième partenaire d’affaires, ces deux restaurateurs se partagent la tâche afin de vous faire vivre une expérience mémorable, comme s’ils vous recevaient en ami.

Chez Victoire
1453, Avenue du Mont-Royal Est
Montréal, Québec
H2J 1Z1
chezvictoire.com

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Texte: Léa Londero
Photos : Cindy Boyce

Légumes grillés, pois chiches épicés, chimichurri

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Rendement : 4 portions

Ingrédients:
1 boîte de 540 ml (19 oz) de pois chiches rincés et égouttés
Huile d’olive en quantité suffisante
5 ml (1 c. à thé) de garam masala
5 ml (1 c. à thé) d’épices cajun
4 oignons tiges coupés en deux sur la longueur ou 8 oignons verts entiers
2 épis de maïs en tronçons
1 avocat coupé en deux ou en quatre
1 petite aubergine en quartiers
1 patate douce pelée en tranches de 1 cm (½ po)
2 patates bleues en tranches de 1 cm (½ po)
1 ou 2 limes
85 ml (1/3de tasse) de chimichurri (voir recette)
Sel et poivre du moulin

Préparation:
1. Assécher soigneusement les pois chiches sur du papier absorbant. Dans une poêle, chauffer 85 ml (1/3de tasse) d’huile d’olive à feu moyen et y déposer les pois. Remuer puis ajouter les épices, assaisonner et poursuivre la cuisson
en remuant de temps en temps jusqu’à ce qu’ils soient bien croustillants (environ 15 minutes).

2.Préchauffer le BBQ à puissance moyenne élevée.

3.Huiler et assaisonner les légumes. Griller à couvercle fermé en les retournant de temps à autre jusqu’à ce qu’ils soient cuits. (Les pommes de terre et le maïs devraient prendre un peu plus de temps à cuire.)

4.Déposer les légumes dans une assiette avec les pois chiches, arroser de jus de lime et de chimichurri.

NOTE:
Vous pouvez facilement remplacer les légumes proposés dans cette recette par des légumes de votre choix.

 

 

La techno au service du resto

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Sushi Plus ressemble à beaucoup d’autres restaurants. Mais sous les regards des sumos et des samuraïs qui ornent ses murs, ses clients commandent eux-mêmes leurs plats… sur des tablettes électroniques.

La technologie s’est installée progressivement, mais sûrement dans le domaine de la restauration; le paiement mobile permet au client de payer directement avec son cellulaire, les serveurs troquent de plus en plus souvent carnet et crayon pour une tablette électronique, et il est maintenant même possible de réserver une table dans son lieu de gastronomie préféré ou encore, de commander un repas à livrer et de payer directement en ligne.

Les possibilités sont de plus en plus nombreuses et connues; une étude canadienne d’OpenTable (une compagnie dont l’application du même nom permet de réserver une place dans plusieurs restaurants prisés) sur l’importance de la technologie au restaurant révèle que la moitié des répondants de plusieurs villes canadiennes – dont Montréal – avaient déjà utilisé des écrans tactiles sur les tables pour commander. Qu’est-ce que la technologie vient donc vraiment changer dans les cuisines des chefs et dans leurs salles à manger?

Soirée sushis et Ipad 
Au Sushi Plus de Côte-des-Neiges, le fonctionnement du logiciel de commande en ligne de la tablette est expliqué à tous les nouveaux clients, qui peuvent également utiliser leur propre tablette ou leur cellulaire. On doit tout d’abord scanner un code-barre inscrit sur le mur à côté de la table avant de voir le menu du restaurant apparaître dans le système LevoTouch, un outil de commande numérique bilingue. Une fois son menu sélectionné (à volonté ou à la carte), l’amateur de sushis et de cuisine japonaise peut ensuite naviguer entre les types de plats (sushis, makis, nigiris, etc.) et choisir ceux qui lui font le plus envie, selon la quantité que son appétit lui dicte. Chaque article est accompagné d’une photo, parfois d’un prix. Les convives sont invités à signaler leurs allergies avant d’envoyer leur commande. « Les serveurs accueillent tous les clients et, pour ceux dont c’est leur première fois ici, des explications sur le fonctionnement de la tablette leur sont fournies », précise Le Ma, gérant du restaurant.

Selon lui, la trentaine de tablettes utilisées par le restaurant depuis juin 2015 facilitent grandement la gestion et le service du commerce. Les tablettes permettent notamment de limiter les oublis pendant les heures de pointe. « Avec les feuilles de papier, il y avait plus de chances d’oubli quand les commandes étaient transmises aux cuisines », souligne M. Ma. Désormais, elles sont acheminées directement de la tablette à la cuisine. De plus, les serveurs utilisent aussi une tablette pour gérer les places libres et occupées du restaurant.

Louis Giguère, vice-président et associé de Stereo- Food Box, une agence de marketing alimentaire, voit également la tablette comme « une solution relativement abordable aux soirées difficiles » et un support pour les restaurateurs et les cuisiniers : « Ça leur permet de gérer les stocks, faciliter la prise de leurs commandes auprès des producteurs – ça connecte directement au garde-manger. »

Si Le Ma convient que les tablettes sont plus chères que le papier, il estime qu’elles réduisent grandement les commandes de menus papier; « le client ne commande parfois qu’un seul article, et ça faisait beaucoup de papier pour rien », indique le gérant. Par ailleurs, M. Ma trouve plus facile de changer son menu et d’illustrer chaque mets avec la tablette. « Avant on pouvait se permettre de mettre que quelques images sur le menu; nous avons plus de 100 choix, on ne peut pas mettre autant de photos dans un menu papier », explique-t-il. Les photos aident également les non-initiés à connaître les particularités des sashimis, teppanyakis, donburis, etc. « Ça rajoute à la description d’un plat, ça donne plus envie de goûter. » Et la satisfaction du client l’emporte toujours; les clients de Sushi Plus peuvent demander un menu papier en tout temps.

Tables disponibles sur applications 
Selon l’étude canadienne d’OpenTable, la majorité des clients des restaurants montréalais souhaiteraient néanmoins pouvoir utiliser la technologie avant un repas pour réserver une table dans un restaurant très prisé, de pouvoir connaître à l’avance le temps d’attente pour une table et même ajouter leur nom à une liste d’attente avant leur arrivée. Attendre qu’une table se libère dans son restaurant préféré est un problème depuis longtemps. Les années 1990 ont vu naître les téléavertisseurs qui permettent aux clients de savoir quand leur table est prête. Les téléavertisseurs continuent d’être utilisés aujourd’hui dans certains établissements, comme au bar montréalais Fitzroy pour prévenir les gens de la disponibilité des tables de billard.

Des applications telles Bookenda et OpenTable permettent également de réserver une table en tout temps, et proposent même des restaurants prisés où il reste des places le jour même. Certains restaurants vont même plus loin et lancent leur propre application mobile; c’est le cas du restaurant L’Gros Luxe, dont l’application du même nom permet de savoir si une table est libre dans l’une ou l’autre de ses quatre succursales à Montréal ou dans le Vieux-Longueuil. Ce genre d’outil aide à éviter l’achalandage des restaurants populaires, et aux restaurants de déjouer les clients qui ne se présentent pas à leur réservation.

Un futur dînatoire 100% technologique?
La technologie pourrait-elle toutefois remplacer entièrement les serveurs des restaurants? Pas sûr. Certains restaurants nécessitent beaucoup moins de personnel : par exemple, chez Eatsa à San Francisco, les clients sélectionnent leur repas sur tablettes et le reçoivent dans un four, et à S’Baggers en Allemagne, la nourriture arrive à table au moyen de rails en spirale. Mais dans le cas d’autres restaurants où les serveurs sont toujours très présents, rien n’est moins sûr. Selon Le Ma, de Sushi Plus, les serveurs sont aussi nombreux qu’avant le virage tablette, et « puisque les convives commandent eux-mêmes leurs plats, ils sont maintenant plus présents pour les autres besoins : répondre aux questions, servir les repas, débarrasser les tables, etc. ».

Toutefois, l’expert en marketing alimentaire Louis Giguère maintient que les différents types de technologie ne s’appliquent pas partout. Si M. Giguère admet que les tablettes sont fort utiles pour les soirées occupées des restaurants, il estime que le jeu technologique doit en valoir la chandelle, pour les restaurateurs comme pour les clients. « Les restaurants qui n’ont pas de budget pour les grandes technologies, comme les tables interactives, n’investiront pas », dit-il. « Et je pense que les restos de type authentique et ceux de la culture hipster préféreront des tables communes, des tabourets, et d’autres éléments qui assureront une culture et une ambiance plus fluide que des gadgets », rajoute-t-il.

Pour Louis Giguère et pour Le Ma, la technologie a de l’avenir dans les restaurants. « C’est le futur; c’est plus facile pour les clients, pour les travailleurs aussi », déclare M. Ma. Louis Giguère demeure plus sceptique. « Il faut que la technologie puisse simplifier le service et augmenter l’expérience de la restauration, mais sans transformer le restaurant en arcade », insiste-t-il.

De plus, selon l’expert en marketing alimentaire, l’aspect de l’échange humain (l’accueil du serveur, sa présentation des offres spéciales, etc.) fait partie de l’expérience dînatoire au restaurant et doit être préservé. Le magazine québécois Hôtels, Restaurants & Institutions cite d’ailleurs le besoin de socialisation comme étant une des raisons pour lesquelles les gens vont parfois préférer manger au restaurant plutôt qu’à la maison. Alors, si l’on peut avoir toujours plus de technologie dans les restos, rien ne remplace l’accueil chaleureux d’une personne.

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Texte: Déborah Grausem
Illustration: Sébastien Thibault