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Recueil Namibien

Le grand coffre en bois grince. À peine entrouvert, il répand une odeur de poussière, de renfermé et de terre qui embaume la pièce. C’est étrange, ce parfum de « vieux » dégage des notes qui ne sont pas si désagréables… À l’intérieur, la malle renferme une collection de curiosités consignées au fil des explorations : matières, papiers griffonnés, plumes d’oiseaux, extraits de sable, cartes géographiques, échantillons de plantes, diapositives, timbres et vieux ouvrages. L’excitation est toujours la même lorsqu’on retrouve, sous une pile d’objets dans un coin, cette chose qu’on avait oubliée. Une plume, une fiole de sable rosé, une aquarelle. Il ne faut alors pas longtemps pour que les souvenirs de la Namibie reviennent à la surface : l’odeur de la savane, l’adrénaline des rencontres, le soleil africain sur la peau, le rêve d’enfant réalisé.

L’EMPREINTE
Région du Damaraland, 16 h — « Vous voyez la montagne? C’est là qu’on va! Une harde se déplace dans le coin, il faut faire vite. » Le ton est donné. Notre guide fonce hors des pistes, dans le lit de rivières asséchées, à travers broussailles et rochers à la recherche d’indices. Il s’engouffre au creux d’un canyon qui devient, très vite, infranchissable. Demi-tour. « Ils sont peut-être déjà de l’autre côté de la montagne. » Souvent, il descend de la voiture, analyse le sol et la végétation, d’un air pensif. Que voit-il? Parfois, cela m’échappe. Et de temps en temps, je comprends. Les traces! Des empreintes imprimées sur le sol suggèrent le passage des éléphants, plus tôt dans la journée. Les détails de celles-ci sont si nets et précis. Des rides uniques qui permettraient, apprend-on, de reconnaître chaque individu très distinctement. Pas de temps à perdre.

Nous poursuivons! Les décisions que prend le guide en matière de directions semblent si aléatoires qu’il est difficile pour le passager de comprendre. Ses choix sont instinctifs. Le flair! Le temps file et les espoirs s’amenuisent à mesure que le soleil se rapproche de la ligne d’horizon. Et puis d’un coup — après des heures d’incertitude, d’adrénaline et d’excitation — il appuie sur l’accélérateur. Cette fois, les traces ne mentent pas. Elles sont fraîches. Ils ne sont pas loin! « Gardez les yeux ouverts. »

LA MÉMOIRE COLLECTIVE
Moment suspendu et puissant. Comment trouver les mots justes pour raconter? Un groupe d’éléphants du désert est là, devant nous. Discrètement, je me pince pour y croire. Une quinzaine peut-être. Des adultes, impressionnants de par leur taille, mais aussi des plus jeunes, dont un éléphanteau, né présumément à Noël dernier. Bien sûr, ils nous ont repérés et jaugés afin d’évaluer le danger. Il y a de l’électricité dans l’air! Un détail m’interpelle. Leur regard – bienveillant, sage et profond. Comment ne pas ressentir du respect pour ces animaux sensibles et d’une extrême intelligence qui ont su, au fil du temps, transmettre aux générations suivantes leurs connaissances de survie dans cet environnement hostile? En plus de leur permettre de reconnaître très précisément les individus qui ont un jour croisé leur vie, leur mémoire légendaire leur permettrait de se souvenir des chemins empruntés sur des centaines de kilomètres pour trouver eau et nourriture, précieuses dans ce désert aride. L’éléphant n’oublie jamais, c’est vrai. Fascinant.

INSAISISSABLE
Parc national de Namib-Naukluft, Sossusvlei — L’ascension – très exigeante – de la dune « élue » débute en fin de journée. Le soleil entame sa longue descente vers l’horizon et c’est à ce moment précis que les couleurs explosent et révèlent la palette d’ocre, de rose et de doré du sable. Les jeux d’ombres et de lumières se prêtent avec beaucoup de justesse aux compositions graphiques et minimalistes. À mesure que nous progressons, le souvenir de notre passage s’efface. Les traces de nos pas sont englouties et soufflées par l’air, léger et chaud, et instantanément, elles disparaissent comme du sable entre les doigts.

Les appareils photo ne nous quittent pas. On déclenche, à droite, à gauche, en face, derrière, dessous. Où donner de la tête lorsque tout est beau? En équilibre sur la crête de la dune, la notion de vertige prend alors tout son sens. Au sommet, le décor semble être figé à perte de vue, et l’impression d’admirer un paysage sur « arrêt » semble évidente, pourtant, la mer de sable est vivante. Ici, on ne distribue pas de carte parce que les dunes changent sans cesse. Au fil des heures et des jours qui passent, elles disparaissent pour se reformer autrement, ici et là. Capturer l’insaisissable, documenter les complexités et les formes des dunes, garder en mémoire ce paysage éphémère qui ne sera probablement pas le même demain. Sujet très inspirant à photographier. Un paysage en perpétuel mouvement!

Mais alors, quelles histoires, quelles énigmes renferme le plus vieux désert du monde? J’ai cru en percevoir un fragment, plus tôt dans la journée, en foulant le sol de Dead Vlei, étendue craquelée d’argile et de sel. Cet écrin presque intact au creux des dunes abrite les silhouettes fantomatiques d’arbres pétrifiés. Depuis que l’eau s’est retirée, il y a de ça plus de 800 ans, ces acacias, au tronc brun foncé et aux branches torturées, hantent les lieux. Mystique!

LES FANTÔMES DE KOLMANSKOP
Ici, le temps ne semble pas avoir d’emprise, si ce n’est le sable qui, depuis plus de 50 ans, a littéralement englouti Kolmanskop, avec ses rêves de fortune et de diamants. Les hypothèses sur ce qui s’est passé là semblent résonner dans chacune des bâtisses, terriblement vides, et pourtant si « chargées ». Difficile à analyser, comprendre. De pièce en pièce, nous déambulons, en reconnaissant ce qui semble avoir été autrefois une salle de bain, une chambre. Rares sont les endroits où le sable ne recouvre pas le sol, mais quand c’est le cas, le plancher grince sous les pas que l’on tente de rendre légers, comme pour ne pas faire de bruit.

Certaines bâtisses, plus spacieuses que d’autres, invitent le visiteur à se perdre dans de longs couloirs sans fin, ou s’enchaînent de manière quasi orchestrée, un nombre incalculable de pièces souvent littéralement avalées par plusieurs mètres de sable. Les prises de vues sont nombreuses devant l’esthétique très forte du lieu, si bien qu’on voudrait à ce moment-là pouvoir étouffer le bruit du déclencheur, de peur de réveiller « quelque chose ». Parfois, des frissons nous traversent le corps! Peut-être un courant d’air? Il faut le reconnaître, l’édifice semble « habité ». L’étrange caractère de ce lieu offre de nouvelles perspectives à la photographie. On joue avec les lignes très géométriques et à la fois déstructurées des pièces, tout en composant avec les courbes aléatoires des monticules de sable. Scène très surréaliste et cryptée que Salvador Dali aurait sans doute beaucoup aimée.

LA TRANSMISSION
Michael Haindongo, portrait — Où est-il en ce moment? J’aime à l’imaginer quelque part dans le bush, au volant de son 4×4 qui l’emmène au bout des pistes. Pendant plusieurs jours, nous avons été embarqués dans son quotidien de guide. C’est ce gars, vêtu de beige, jumelles jamais très loin et boucle de ceinture à l’effigie d’un rhinocéros.

Mike a acquis au fil des années un savoir qui va au-delà de ses études dans la conservation et la recherche. Son parcours est atypique, il a vécu et voyagé aux quatre coins du monde pour revenir ici, aux confins de la Namibie.

Ses connaissances dépassent celles d’un livre. Chaque interrogation trouve une réponse, une explication, une réflexion qu’il transmet avec beaucoup de générosité et modestie. Son expertise est celle du terrain et rien n’échappe à son œil avisé. Pas même une plume – dont je fais la collection – camouflée dans les arbustes de la savane. Il freine brusquement, saute du 4×4 et attrape quelque chose. « Tiens! Celle-ci, c’est une plume d’autruche! » Dans le contexte difficile que l’on connaît, son témoignage, lorsqu’on aborde des sujets tels que le danger pour la faune africaine, est poignant. « L’urgence est réelle. Il est primordial pour l’homme de maintenir l’écosystème. Nous avons besoin des animaux. Ce qui arrive aux rhinocéros est terrible. C’est une guerre. Nous nous devons de protéger ces animaux pour les générations futures, pour garder cet équilibre dans la balance. » Fin de journée namibienne, quand la chaleur retombe et que le ciel se pare de ses plus belles couleurs. Souvent, je repense à ces quelques mots lâchés par Mike : « Vous pouvez me sortir du bush, mais vous ne pourrez jamais sortir le bush de moi. » Voilà des mots qui résonnent encore aujourd’hui.

Dehors, la nuit est tombée sans que je m’en aperçoive. Le temps file si vite lorsqu’on plonge dans ses souvenirs! Un voyage dans le voyage. Je referme le coffre avec autant de nostalgie qu’en l’ouvrant; il grince, comme pour dire au revoir, il grince dans l’attente de la prochaine fois où je viendrai remuer ses trésors.

Texte et photos : Un cercle, @uncercle
Pauline Barré et Mickael Samama

Poulet rôti, sumac, agrumes, labneh et olives

RENDEMENT 4 à 6 portions

1. Presser les quartiers d’agrumes dans un bol et ajouter le sel, l’huile, l’ail, le miel, le thym, le sumac, les olives et la poudre de chili. Ajouter le poulet et bien masser à l’aide des mains pour faire pénétrer la marinade dans le poulet. Couvrir et réfrigérer 8 heures.

2. Préchauffer le four à 200 °C (400 °F).

3. Déposer le poulet et la marinade sur une plaque tapissée d’un papier parchemin. Enfourner 25 à 35 minutes jusqu’à ce que le poulet soit cuit et rôti.

4. Étaler le labneh au fond d’un plat de service. Déposer le poulet par-dessus et garnir d’herbes, de noix de pin et de sumac.

INGRÉDIENTS
1 grosse orange en quartiers
1 gros citron en quartiers
7,5 ml (1 1⁄2 c. à thé) de sel
45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive
3 gousses d’ail hachées
15 ml (1 c. à soupe) de miel
2 branches de thym effeuillées
10 ml (2 c. à thé) de sumac et un peu pour la finition
125 ml (1⁄2 tasse) de petites olives vertes
2,5 ml (1⁄2 c. à thé) de poudre de chili
8 hauts de cuisse de poulet avec la peau
125 ml (1⁄2 tasse) de labneh tempéré
Persil effeuillé au goût
Menthe effeuillée au goût
30 ml (2 c. à soupe) de noix de pin rôties

Forger l’avenir – Portrait d’un forgeron iconoclaste

Rien ne laisse présager que dans ce petit garage rudimentaire du quartier Saint-Sauveur à Québec, se trame une révolution des traditions loin d’être tranquille, élaborée à grands coups de marteau. C’est que ce petit garage est une forge bien cachée où travaille Thomas Lefebvre, artisan forgeron.

MARTELER LES STÉRÉOTYPES
Au premier abord, on s’imagine pénétrer la tanière d’un ouvrier figé dans le temps, un monument immuable au progrès, gardien des traditions métallurgiques les plus sacrées. La réalité est toute autre; nul besoin d’être un Viking moderne pour savoir forger avec puissance et dextérité. Thomas est différent. Ne vous laissez pas flouer par la suie qui enduit ses mains marquées de brûlures, il vous surprendra par sa mine pensive, analytique, posée. C’est un créatif qui révolutionne, entre deux tisons, un métier bien plus progressif qu’on ne le pense : « Je refuse de me cloîtrer dans des méthodes de travail qui sont confortables ou prévisibles. Ce que j’aime, c’est l’expérimentation. » Portrait d’un artisan qui a soif de renouveau.

DE FABRICANT À CONCEPTEUR
Et que fait un forgeron, en 2019? Thomas est d’abord un fabricant, passionné par l’objet durable, bien fait, fonctionnel, mais aussi esthétiquement intéressant. Là où il se démarque, c’est dans son appétit insatiable de toujours explorer de nouvelles méthodes : « Je suis tout sauf un puriste. Des essais et des erreurs, c’est nécessaire à tous les métiers. Je me garde toujours une demi-journée par semaine pour faire de l’élaboration technique. » Moins chers que le bois noble qu’il a appris à façonner lors de ses études en lutherie, l’acier inoxydable, le bronze et l’acier brut sont devenus ses canevas de prédilection. Couplé au fait que son père était aussi forgeron, il est bien vite tombé dans la marmite.

FORGER SON STYLE
Depuis maintenant huit ans, Thomas travaille en solo, battant le fer sur des commandes pragmatiques (escaliers, portes de foyer, etc.), autant que des objets créatifs (ses cuillères à cocktail torsadées sont à couper le souffle). Sa touche, il l’a découverte en jouant avec les contrastes : « Y’a peu de personnes qui fabriquent des objets utilitaires en stainless de la façon dont je les fais, qui conservent un brut de forge où l’on reconnaît les coups de marteau, mais qui sont polis et faciles à nettoyer. » Son populaire décapsuleur est un bon exemple de texture fruste où l’on sent sa présence dans la matière : « J’aime pas les objets parfaits, j’aime quand ils ont des imperfections qui forment un tout cohérent. C’est comme les gens; nos visages ne sont pas symétriques et c’est ce qui donne du caractère, ce qui nous rend humains et uniques. » Et c’est toute la force de l’artisanat, de nous rappeler, par l’objet, la présence de l’autre.

JOINDRE LES RANGS DE FABRIQUE 1840
En plus d’être un fabricant-concepteur hors pair, Thomas est un intellectuel du fait main. Il s’intéresse beaucoup à l’évolution de son métier et à la place qu’occupe aujourd’hui l’artisan dans l’inconscient collectif. « Lors de la révolution industrielle, le rôle du forgeron était intimement lié à celui d’ingénieur. Les machines étaient développées par des forgerons multidisciplinaires », explique-t-il. Puis les années 70 et l’apogée du design industriel ont fait ombrage à leur travail : « Le mouvement des métiers d’art a complètement perdu l’intérêt de la population à cause de l’abondance d’objets bon marché reproduits mécaniquement. » Mais depuis quelques années resurgissent un intérêt foisonnant et une demande toujours plus grande pour les objets faits main. Et Thomas est fier de contribuer à faire entrer sa discipline dans la modernité.

L’un des nouveaux acteurs sur la scène locale qui contribue à redorer l’image des artisans, c’est Fabrique 1840 dont fait partie Thomas. Cette boutique en ligne propulsée par Simons se veut la figure de proue du fait main canadien en offrant des objets design sélectionnés avec soin. Son mantra : valoriser le savoir-faire local pour encourager son économie, et célébrer l’autonomie créative et de production des artisans. « Je suis bien content d’avoir été approché par Fabrique 1840. Chaque artisan sur cette plateforme amène quelque chose de son métier, ce peut être quelque chose qui était en train de se perdre ou qui était inconnu du public », explique Thomas. Un véritable vent de fraîcheur a soufflé sur l’offre de commerce en ligne, tissant des liens toujours plus étroits entre le consommateur avisé et l’artisan passionné.


INNOVATION PERPÉTUELLE
En parcourant les recoins de son atelier, une pièce singulière pique la curiosité. « C’est une pelle à jardinage sur laquelle je travaille! » s’exclame Thomas. En s’y attardant, on remarque que ce n’est en fait qu’une feuille de métal repliée sur elle-même. Un objet qu’il développe d’ailleurs pour Fabrique 1840 qui prévoit lancer une collection spéciale sur l’autonomie alimentaire au printemps. Entre les mains de Thomas, nos potagers n’auront jamais eu aussi fière allure.

Ce jeune forgeron impétueux est allumé d’une flamme loin d’être ordinaire. Il nous confirme que l’artisanat est tourné vers l’avant, contribuant à rendre notre monde moderne un peu plus humain.



Découvrez les objets de Thomas Lefebvre sur Fabrique 1840 à fabrique1840.com. La collection exclusive sur l’autonomie alimentaire, « Le design au service de l’assiette », sera offerte en avril 2019.

Texte : Catherine Martel
Photos : Mathieu Lachapelle

« Naked cake » au babeurre, vanille, beurre d’arachide et pépites de chocolat

RENDEMENT 8 à 10 portions
Préchauffer le four à 175°C (350°F)
1. Beurrer trois petits moules à charnière de 11,5 cm (4,5 po) et tapisser le fond d’un papier parchemin.
2. Dans un bol, mélanger les pépites de chocolat avec 30 ml (2 c. à soupe) de la farine. Réserver. Dans un autre bol, mélanger le reste de la farine, la poudre à pâte et le sel. Réserver.
3. Au batteur électrique, fouetter le beurre et le sucre jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter les œufs un à un en continuant de fouetter, puis incorporer graduellement le babeurre, la vanille, puis la farine jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer les pépites de chocolat en remuant à la cuillère de bois, puis répartir dans les trois moules.
4 . Enfourner 35 à 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Démouler les gâteaux et laisser refroidir complètement sur une grille au frigo, jusqu’à ce que les gâteaux soient froids.
5 . Préparer le glaçage. Battre le beurre d’arachide et le beurre, ajouter la vanille, le jus de lime, l’eau et le sucre à glacer en continuant de battre jusqu’à ce que le mélange soit homogène et lisse.
6 . À l’aide d’un couteau à pain, couper légèrement le dessus des gâteaux afin d’obtenir trois surfaces planes (pour pouvoir les empiler facilement).
7 . Déposer un gâteau sur une assiette ou sur une assiette à gâteau sur pied, puis y étendre une couche de glaçage à l’aide d’une spatule. Répéter l’opération en empilant les autres gâteaux. Couvrir le dessus et le pourtour du gâteau de glaçage, puis le lisser en retirant l’excédant au maximum à l’aide d’une spatule. Décorer de fleurs et/ou de fruits et servir.

Ingrédients:
250 ml (1 tasse) de petites pépites de chocolat
500 ml (2 tasses) de farine
10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte
1 pincée de sel
125 ml (1⁄2 tasse) de beurre tempéré
250 ml (1 tasse) de sucre
3 œufs
250 ml (1 tasse) de babeurre tempéré
15 ml (1 c. à soupe) d’essence de vanille

Glaçage au beurre d’arachide
65 ml (1⁄4 de tasse) de beurre d’arachide crémeux
125 ml (1⁄2 tasse) de beurre tempéré
1 gousse de vanille grattée
10 ml (2 c. à thé) de jus de lime
15 ml (1 c. à soupe) d’eau
375 ml (1 1⁄2 tasse) de sucre à glacer

Purée d’ail rôti

RENDEMENT 6 à 8 portions
Préchauffer le four à 190°C (375°F)
1 . Trancher les têtes d’ail en deux, arroser d’huile d’olive et saupoudrer de sel. Emballer dans du papier d’aluminium. Enfourner 40 à 60 minutes ou jusqu’à ce que la chair soit dorée et très tendre.
2 . Laisser refroidir un peu, puis presser les têtes d’ail de façon à en extraire les gousses. Écraser à la fourchette. Conserver dans un contenant hermétique et couvrir d’une couche d’huile.

Note: La purée d’ail rôti peut s’intégrer dans plusieurs préparations comme les vinaigrettes, mayonnaises, sauces, soupes, hummus et purée de légumes. Elle est également délicieuse tartinée simplement sur du pain grillé avec des tomates ou un mélange à bruschetta. Elle se conserve une semaine au frigo et se congèle très bien.

Ingrédients:
4 têtes d’ail
30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive
Sel

Garnitures pour maïs en épi

UN INGRÉDIENT, 5 FAÇONS DE L’APPRÊTER
Le temps des récoltes nous fait profiter de tellement de bons fruits et légumes locaux! Bien juteux et sucré, le maïs, qu’il soit cuit dans l’eau ou sur le gril, demeure un de nos préférés parce que bien qu’on le mange généralement accompagné de beurre et de sel, on peut aussi y ajouter une foule de garnitures; sauces, herbes, épices, noix, bacon, fromage, etc. Nous vous proposons donc 5 idées qui vous changeront assurément de votre blé d’Inde classique!

Miso
Beurre de miso, basilic frais
(3 parts de beurre mélangé à 1 part de miso)

Épicé
Mayonnaise,
sauce piquante, parmesan

Crème sure
Crème sure, feta émietté,
coriandre fraîche, piment d’Espelette, lime

Pesto de noix
Pesto de noix (voir recette Pesto de noix de Grenoble et parmesan),
fromage bleu fumé, poivre du moulin

Cheddar, bacon
Mayonnaise, bacon émietté,
ciboulette, cheddar fort, paprika fumé

Toast aux moules, vin blanc, crème fraîche, céleri-rave

1 . Chauffer la moitié de l’huile dans une casserole à feu moyen et faire revenir le poireau, le céleri-rave et le céleri. Assaisonner et cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres, mais encore croquants.
2 . Déglacer avec le vin blanc, baisser le feu et porter à frémissement. Ajouter les moules, couvrir et cuire jusqu’à ce qu’elles soient ouvertes en remuant la casserole de temps en temps.
3. Jeter les moules restées fermées. Retirer les moules cuites de leurs coquilles et déposer dans un bol. Filtrer le jus de cuisson dans une petite casserole et porter à frémissement, laisser réduire jusqu’à l’obtention d’environ 85 ml (1/3 de tasse) de liquide.
4 . Déposer les légumes et les moules dans un petit bol et arroser du jus de cuisson réduit. Ajouter les herbes, l’échalote et le reste de l’huile d’olive. Assaisonner et mélanger.
5 . Beurrer les tranches de pain et griller des deux côtés. Tartiner de crème fraîche ou de rouille et garnir du mélange de moules. Poivrer généreusement, arroser d’un trait de jus de citron et de fleur de sel. Servir aussitôt.

Ingrédients:
65 ml (1⁄4 de tasse) d’huile d’olive et un peu pour la finition
190 ml (3⁄4 de tasse) de poireau lavé et émincé grossièrement
125 ml (1⁄2 tasse) de céleri-rave en petits dés
125 ml (1⁄2 tasse) de céleri émincé
125 ml (1⁄2 tasse) de vin blanc
1 sac de 1 kg (2 lb) de moules rincées et ébarbées
2 banches de sarriette effeuillées, hachées grossièrement
4 branches de persil plat effeuillées et hachées grossièrement
1 petite échalote française hachée
Un peu de beurre tempéré
4 tranches épaisses d’un beau pain de campagne
85 ml (1/3 de tasse) de crème fraîche ou de rouille (voir recette Crab cake, rouille au safran et ail rôti)
Quelques quartiers de citron
Sel et poivre du moulin

Huîtres, concombre, lime, gin et gingembre

1 . Rincer et brosser les huîtres sous l’eau froide sans les faire tremper. Ouvrir et détacher le muscle de la coquille. Déposer les huîtres sur une assiette de service couverte de gros sel ou de glace concassée.
2 . Dans un petit bol, mélanger le concombre, l’échalote, la lime, le gin, le gingembre, la sauce sriracha et l’huile d’olive. Répartir dans les huîtres et servir aussitôt.

Ingrédients:
12 huîtres fraîches
85 ml (1/3 de tasse) de concombre pelé et coupé en petits dés
15 ml (1 c. à soupe) d’échalote française hachée finement
15 ml (1 c. à soupe) de jus de lime frais
2,5 ml (1⁄2 c. à thé) de zestes de lime
15 ml (1 c. à soupe) de gin
2,5 ml (1⁄2 c. à thé) de gingembre frais râpé
2,5 ml (1⁄2 c. à thé) de sauce sriracha
15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive

Crab cake, rouille au safran et à l’ail rôti

RENDEMENT 4 à 6 portions
1 . Déposer le safran dans le vin blanc et le jus de citron. Remuer et réserver.
2. Préparer les crab cakes. Déposer le panko dans une grande assiette. Dans un bol, mélanger délicatement tout le reste des ingrédients sauf l’huile. Rectifier l’assaisonnement au besoin, puis former 12 petites galettes et presser sur le panko dans l’assiette. Retourner délicatement les galettes afin de les enrober de panko. Réserver au frigo.
3 . À la fourchette, mélanger la mayonnaise, la moutarde, la purée de pommes de terre, l’ail et le paprika avec le safran, le citron et le vin blanc. Assaisonner et réserver.
4 . Chauffer l’huile dans une poêle à feu moyen et dorer les galettes 3 à 4 minutes de chaque côté ou jusqu’à ce qu’elles soient dorées et chaudes jusqu’au centre (retourner délicatement). Servir avec la rouille.

Ingrédients:
Rouille au safran
1 pincée de safran
15 ml (1 c. à soupe) de vin blanc
15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron
85 ml (1/3 tasse) de mayonnaise
5 ml (1 c. à thé) de moutarde de Dijon
65 ml (1⁄4 de tasse) de purée de pommes de terre cuite
10 ml (2 c. à thé) de purée d’ail rôti (voir recette Purée d’ail rôti)
1 petite gousse d’ail hachée
2,5 ml (1⁄2 c. à thé) de paprika

Crab cake
125 ml (1⁄2 tasse) de chapelure panko
375 ml (1 1⁄2 tasse) de chair de crabe cuite en gros morceaux
3 tiges d’oignons verts émincées
250 ml (1 tasse) de biscuits soda écrasés
1 œuf battu
85 ml (1/3 de tasse) de mayonnaise
45 ml (3 c. à soupe) de ciboulette émincée
30 ml (2 c. à soupe) persil plat effeuillé
Zestes et jus d’un demi-citron
15 ml (1 c. à soupe) de moutarde de Dijon
Quelques pincées de chili broyé
45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive ou végétale
Sel et poivre du moulin

Salade d’artichauts, avocat, fenouil, cresson

1. Préparer un bol d’eau glacée et y déposer un demi-citron pressé. Couper la tige des artichauts de façon à laisser environ 4 cm (1 1⁄2 po) de longueur. Retirer les premières rangées de feuilles près de la tige, puis à l’aide d’un petit couteau bien coupant, retirer la couche fibreuse de la tige comme si on voulait l’éplucher. Citronner en frottant avec l’autre moitié du citron.
2. Tenir fermement l’artichaut, puis glisser la lame du couteau sous les premières feuilles du bas en tournant, comme lorsqu’on épluche une pomme, afin de retirer toutes les feuilles. Retirer également les parties vert foncé près de la tige. Bien citronner. Couper l’excédent des feuilles du haut de façon à dégager le cœur de l’artichaut. À l’aide d’une cuillère à melon ou d’un petit couteau, retirer tout le foin qui se trouve au centre. Citronner à nouveau et déposer dans le bol d’eau.
3 . Porter à ébullition de l’eau salée et y ajouter 1 citron coupé en rondelles. Cuire les artichauts environ 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Égoutter et laisser refroidir. Couper en quartiers et réserver.
4 . Fouetter tous les ingrédients de la vinaigrette, assaisonner. Dans un bol, déposer le cresson, les artichauts, l’avocat, le fenouil et l’estragon. Arroser de vinaigrette, assaisonner et remuer délicatement. Déposer dans des assiettes, saupoudrer de fleur de sel, de poivre du moulin et de pétales de fleurs.

Ingrédients:
2 citrons
6 artichauts frais
2 poignées de cresson
1 avocat mûr en morceaux
1⁄2 bulbe de fenouil émincé et un peu de feuillage
déchiré grossièrement
2 branches d’estragon effeuillées et hachées grossièrement
Quelques pétales de fleurs comestibles

Vinaigrette
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde de Dijon
45 ml (3 c. à soupe) de vinaigre de vin rouge
1 gousse d’ail frais hachée
125 ml (1⁄2 tasse) d’huile d’avocat
30 ml (2 c. à soupe) de ciboulette émincée
Fleur de sel
Sel et poivre du moulin